LE GOUVERNEMENT ET LA MAJORITÉ TIENNENT AUX LÉGISLATIVES DU 20 DÉCEMBRE ET RÉPONDENT A LA C14


Jusque-là silencieux, le gouvernement et la majorité parlementaire ont effectué une sortie médiatique mercredi pour se prononcer sur l'actualité sociopolitique du pays. Devant la presse, ils sont revenus largement sur le processus électoral et rassurent que les législatives se tiendront le 20 décembre, malgré les protestations de la C14.
 
Le gouvernement dans ses explications a indiqué que l'exigence de la C14 de voir ses  8 représentants nommés avant de prendre part aux travaux de la CENI est "infondée". Selon le ministre Gilbert Bawara, les décisions de la CEDEAO sont fondées sur la préservation de l'ordre constitutionnel et des institutions établies sur le respect des règles et principes de la démocratie et de l'État de droit.
"Au regard du relevé de conclusion du Comité de Suivi et des disposions du code électoral, la coalition des 14 partis de l'opposition n'est pas une partie prenante de la CENI et nulle part il ne lui est conféré un droit quelconque de désigner des membres ou représentants à la CENI à la place des composantes et entités qui sont concernées. Que la coalition soit une réalité politique est indéniable. Qu'elle soit un interlocuteur dans le cadre du dialogue et du processus de mise en œuvre des décisions et recommandations de la CEDEAO, c'est également un fait. Mais nulle part dans les décisions de la CEDEAO, il n'est fait mention ou état de la coalition des 14 partis. Cette dernière ne peut donc prétendre à une quelconque exclusivité et hégémonie par rapport aux autres partis politiques surtout dans le cadre des élections et réformes qui intéressent l’ensemble des togolais", a-t-il expliqué.
Il a, à cet effet, précisé que l'Union des Forces de Changement (UFC) siège à la CENI en qualité de parti parlementaire de l’opposition donc aucun motif ne peut expliquer son exclusion comme le veut la C14. 
"La CENI a été recomposée deux fois notamment en 2013 pour les législatives et en 2015 pour la présidentielle et l’UFC a toujours siégé au titre de l'opposition parlementaire. Aujourd'hui on veut interdire à cette même UFC d'être un parti de l'opposition alors que la loi qui consacre le statut de chef de file de l'opposition est la même qui décerne le statut d'opposition à un parti" a souligné le porte-parole du gouvernement.
S'agissant des réformes recommandées par la feuille de route de la CEDEAO, le gouvernement réitéré l'engagement  à tout mettre en œuvre pour les opérer avant les élections législatives du 20 décembre 2018.
Esaïe EDOH 
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