LE TOGO ATTEND L’AUTORISATION DE LA CLPC POUR EXPLOITER SES RICHESSES MARINES


Conformément au paragraphe 8 de l’article 76 de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer de 1982, le Togo et le Benin ont soumis à la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC) des Nations Unies à New York, leur dossier conjoint d’extension de leur plateau continental au-delà des 200 milles nautiques. Cette soumission qui a été faite le 21 septembre 2018 a été rendue publique au cours d’une conférence de presse, animée vendredi à Lomé, par le Haut Conseil pour la Mer (HCM).

Selon le Haut Conseil à la Mer, cette démarche des  autorités auprès de la CLPC permettra à terme au Togo de connaitre ses riches du sol et du sous-sol marins en vue de leur exploitation.

En effet, par la délimitation de ses frontières en mer avec l’extension de son plateau continental au-delà des 200 Milles marins aux Nations unies, le Togo sera autorisé à jouir non seulement de ses richesses marines mais aussi d’être couvert par le droit international dans l’exploitation desdites ressources. 

« Nous avons d’abord les ressources halieutiques sur le plateau et particulière dans la zone économique exclusive, mais aussi les ressources minérales éventuellement qui pourraient se trouver dans le sous-sol marin donc voilà essentiellement l’intérêt ou l’avantage que le Togo a pour prétendre à un plateau continental étendu »,  a expliqué Hubert Bakaï, chef cabinet du HCM.

En sa qualité de ministre conseiller du président de la République, Bamouni Stanislas Baba, trouve que le Togo se doit de connaitre ses frontières maritimes. Et c’est une de souveraineté nationale.

« La bonne connaissance de ses richesses marines permet de les exploiter. Le Togo étant un pays maritime se doit de connaitre ses frontières et si la présence de ses richesses est confirmée de les exploiter. L’extension du plateau continental, c’est à la fois un enjeu de souveraineté nationale, stratégique et économique.  Lorsque que vous connaissez vos espaces maritimes vous aurez à les protéger. Notre pays est petit. Si nous n’avons pas certaines matières premières sur le continent et nous les avons à la mer, nous aurons la chance avec le droit international de les exploiter jusqu’au-delà de 200 Milles marin », a-t-il déclaré.

Pour le capitaine de vaisseau, Neyo Takougnadi, président de la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT), le Togo a choisi d’enclencher ce processus avec le Bénin à cause des bonnes qu’entretiennent les deux pays.

« C’est en vertu de ces dispositions de la convention d’une part et de bonnes relations politiques et sociales, que les deux pays entretiennent depuis de longues années d’autre part, que les deux Etats ont décidé de cette soumission conjointe exécutée le 21 septembre 2018 en présence des ambassadeurs, représentants permanents des deux pays auprès des Nations Unies » a-t-il indiqué.

Notons que ce processus des deux pays a été possible grâce à l’engagement politique et le soutien financier des deux gouvernements béninois et togolais.

GAPOLA
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