L’UFC D’OLYMPIO QUITTERA LA CENI, SI LA CEDEAO EN FAIT LA DEMANDE


Critiquée à tort ou à raison pour son appartenance à l’opposition togolaise, l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio était en conférence de presse mardi à Lomé, pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur le statut du parti et mettre fin à la polémique liée à son siège à la CENI.

Selon les responsables du parti, l’UFC est bel et bien un parti politique de l’opposition togolaise parce qu’il remplit les critères en la matière. Cependant, le parti se dit prêt à quitter la CENI, si la CEDEAO venait à lui faire la demande.

« Notre présence à la CENI ne crée pas de déséquilibre. Que nous y soyons ou pas, les représentants du parti au pouvoir et de l’administration seront au nombre de 9 et tant que le quorum est atteint, ils continueront de dérouler les activités pour aller aux élections », a expliqué Dr Folly Gada, l’un des conseillers de M. Olympio.

Pour une sortie, de la crise sociopolitique qui secoue le Togo, depuis le 19 août 2017, l’UFC appelle à une négociation concertée car elle estime que les leaders de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition font fausse route en engageant un bras de fer avec le régime de Faure Gnassingbé.

« Ces gens ne savent pas ce qu’ils font… Ils doivent revenir à la raison. Si la méthode qu’ils ont choisie était si juste que cela, la providence leur aurait déjà ouvert la voie », a déclaré Isaac Tchiakpé, l’un des conseillers politiques de Gilchrist Olympio.

Selon lui, la démarche de l’UFC, aujourd’hui consiste à panser les blessures du passé des togolais.

« Nous sommes cohérents avec nous-mêmes. Le président national a tracé une voie qui est celle du règlement pacifique de la crise par une négociation coopérative en tenant compte de notre histoire… Quand on s’engage dans une lutte, il faut s’inscrire dans la durée. Notre approche vise à panser les blessures du passé. Nous croyons que nous pouvons apporter la paix dans ce pays. Ce n’est qu’une question de temps », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le parti « Détia » se dit investir d’une mission, celle de conduire le peuple togolais sur la voie d’une alternance pacifique.

« On ne va pas construire ce pays dans la belligérance. C’est une erreur… L’UFC est la tête et veut désormais guider le peuple sur la bonne voie. Ce parti ne peut pas être instrumentalisé ni par UNIR, ni par la C14, ni par qui que ce soit. Nous avons les pieds sur terre. Cela prendra le temps qu’il prendra mais nous serons les acteurs de la libération du Togo », a rappelé Dr Gada Folly Ekue, conseiller politique de Gilchrist Olympio.

Concernant les législatives du 20 décembre 2018, le parti de Gilchrist Olympio a rassuré ses militants et sympathisants de sa participation effective auxdits scrutins, non pas par suivisme des autres acteurs mais par respect à la CEDEAO.

Thierry AFFANOUKOE
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