RECOMPOSITION DE LA CENI: L'UFC DANS UNE PERSPECTIVE DE SAISIR A LA JUSTICE


La guerre entre les partis de l’opposition togolaise, l’Union des forces du changement (UFC) et l’Alliance nationale pour le changement (ANC), est loin de connaître une fin. L'UFC de Gilchrist Olympio, pour se faire "justice" a décidé de porter l'affaire devant les instances juridiques.
 
D'après la présidente du groupe parlementaire ANC, Isabelle Amegavi (Photo), l'UFC serait en train de faire des tractations pour porter plainte contre la Coalition des 14 partis de l’opposition, pour avoir « désigner unilatérale des représentants des partis politiques extra-parlementaires à la CENI ».
« C’est l’UFC qui a menacé de nous attaquer en justice parce qu’ils ont cru devoir m’envoyer un courrier dans lequel l’UFC réclame non seulement une place au sein des partis de l’opposition parlementaire, mais soutient qu’elle a son mot à dire dans le choix des deux représentants des partis extra-parlementaires de l’opposition et du représentant de la société civile », a annoncé mardi me Isabelle Amégavi sur les ondes de  Nana Fm. 
En effet, d'après Me Améganvi, l’UFC menace d’introduire un recours en justice si sa demande de reprise du processus de désignation des deux représentants des partis parlementaires et celui de la société civile, n’est pas prise en compte. Cette menace loin de d'inquiéter l'ANC, ne lui fait ni chaud ni froid. 
« Nous attendons que l’UFC introduise un recours si tant est que ce problème est gérable par la justice. Nous, nous avons fait notre part conformément à l’accord qui a été obtenu avec la CEDEAO et donc, nous estimons que,  ce que l’UFC est en train de faire aujourd’hui ne peut pas remettre en cause l’accord obtenu. Un accord politique est au-dessus des lois d’un pays. Dans la nomenclature des normes juridiques, un accord est au-dessus des normes internes », a-t-elle souligné.   
Pour mémoire ce conflit est né entre l'UFC, ancien parti de Fabre et son actuelle formation politique à la suite de la décision  du Comité de suivi de la CEDEAO de recomposer la CENI. Une décision qui dans son application par la C14 fait perdre à l'UFC sa place à la CENI. Mais malheureusement et à la surprise générale, le parti Détia ne voit pas les choses du même angle que la C14 et refuse de se conformer aux conclusions du Comité de suivi de la CEDEAO.
Le refus de l’UFC de démissionner, depuis plus de deux semaines déjà, bloque l'élection des représentants de l'opposition parlementaire à la CENI. A ce jour, seuls les représentants partis extra-parlementaire sont élus.
Esaïe EDOH
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