LE GIABA SE DOTE D’ORGANES POUR RENFORCER SA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME


Soucieux de leur stabilité, les pays de la CEDEAO et membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchissement d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) se concertent depuis mardi à Lomé, sur les questions émergentes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT) qui menacent la paix de la sous-région. Une concertation pour outiller sur les récents changements  apportés aux normes du Groupe d’Action Financière (GAFI).

Au cours de la réunion de Lomé qui se tient du 27 au 30 novembre prochain, les directeurs en charge de la supervision,  les cadres en charge de la conformité dans les CRF, les responsables de la conformité des institutions financières et des EPNFD seront amenés à disposer d’une plate-forme de partage d’expériences et de bonnes pratiques sur les questions de LBC/FT ; sans oublier la promotion de la coopération, la coordination et la mobilisation au sein et entre le gouvernement et les entités déclarantes sur la manière de mettre efficacement en œuvre les mesures préventives de LBC/FT.

En effet, la réunion de Lomé fait suite aux résultats du 1er cycle d’évaluations mutuelles du GIABA qui ont révélé des insuffisances de mise en œuvre des normes de la Lutte contre le Blanchissement de Capitaux et de Financement du Terrorisme (LBC/FT) dans les institutions financières et aussi des faiblesses dans le dispositif de régulation de la LBC/FT, une faible capacité et une absence de collaboration et de coopération efficaces entre les régulateurs et les opérateurs du secteur.

Selon Kossi Tofio, directeur de cabinet  du ministre togolais de l’économie et des finances, malgré les efforts consentis par les différents États en matière de lutte contre l’argent sale et le financement du terrorisme, on note des manquements qui « constituent un défi majeur pour les dispositifs de lutte mis en place dans la sous-région ».

Pour venir à bout de ces pratiques criminelles, Dr Bruno Nduka, directeur des programmes et projets du GIABA estime qu’au-delà de l’échange de bonnes pratiques et le partage d’expériences, il faut un réseau où le forum consultatif GIABA/Secteur sera opérationnel.

« Ce forum nous servira d’un cadre permanent pour en savoir davantage sur les perspectives du secteur privé face à certaines exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-il déclaré.

Notons qu’à Lomé, les participants à la rencontre auront à discuter des normes internationales pertinentes, de l’évaluation des risques et de l’approche basée sur les risques, des défis liés aux informations et les différentes formes de coopération dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de capitaux.

Et la réunion débouchera sur le lancement officiel de l’Association Régionale des Responsables de la Conformité ainsi qu’à la mise en place, du Forum Consultatif du Secteur Privé du GIABA.

Thierry AFFANOUKOE
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