MANIFESTATIONS DE RUE/ ADJAMAGBO : "CETTE FOIS-CI, NOUS N’ARRÊTERONS QUE QUAND NOUS AURONS GAIN DE CAUSE"


Annoncée puis reportée, la manifestation de rue de la coalition des 14 partis de l'opposition (C14) s'est finalement tenue  samedi à Lomé. Occasion pour les militants, les sympathisants et les responsables de la coalition de lancer un appel solennel à la CEDEAO de prendre ses responsabilités pour sortir le Togo de la crise que d'enliser la situation comme elle le fait actuellement à travers ses prises de décision.

C'est la première manifestation de la C14 depuis la sortie de la feuille de route de la CEDEAO, le 31 juillet 2018. Malgré la durée, les militants et sympathisants de la C14 n'ont pas manqué à l'appel. Ils ont arpenté les rues du quartier Bè pour protester contre le régime de Faure Gnassingbé.

Sur les pancartes des militants on pouvait lire des messages adressés à la CEDEAO, au G5 et au gouvernement togolais leur demandant d'une part de ne pas avaliser "le processus bâclé des élections législatives" en cours et d'autre part d'arrêter le processus et d'écouter le "peuple". 

Cette marche intervient d'ailleurs alors que, dans le cadre du processus électoral, la CENI, institution organisatrice des élections, a fait une prorogation exceptionnelle de 3 jours des opérations de recensement. Une opération de nouveau boycottée par la C14.

Pour le chef de file de l'opposition, la manifestation de rue est la seule arme que dispose l'opposition pour faire arrêter le processus en cours.

"Nous avons repris la mobilisation, parce que c’est la seule arme que nous avons contre les atermoiements du pouvoir, le refus d’exécuter la feuille de route de la CEDEAO. Nous ne sommes pas fatigués de marcher. C’est avec beaucoup de détermination que nous reprenons les manifestations. Quand on entreprend une action, on n’est jamais fatigué", a souligné Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition.

Brigitte Adjamagbo coordinatrice de la C14 estime pour sa part que  la "forte" mobilisation du "peuple" a cette manifestation, montre qu’il est toujours déterminé ceci malgré les tentatives du pouvoir de les intimider.

"Comme les gens savent que nous allons renouer avec les marches aujourd’hui, ils ont voulu être parmi nous. Mais on les a empêchés. Parce qu’on veut montrer qu’il n’y a pas eu beaucoup de monde et faire croire à l’opinion que le peuple n’est pas derrière nous. Mais ils ont menti', a-t-elle indiqué. 

Elle annonce d'ailleurs que les manifestations de rue vont désormais marcher de pair avec les discussions car dit-elle : "c’est le langage de la pression populaire que le régime écoute".

"Nous disons assez ! Nous devons retourner dans la rue. Mais quand on nous appelle pour discuter, nous irons et en même temps nous allons continuer les manifestations. Cette fois-ci, nous n’arrêterons que quand nous aurons gain de cause", a-t-elle prévenu.

À en croire la coalition, d'autres manifestations sont annoncées pour les prochains jours

Esaïe EDOH 
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

1 commentaires: