TOGO: LA CARTOGRAPHIE DES ORGANISATIONS AUTONOMES DE FEMMES AU TOGO CONNUE


Après la cartographie  des  organisations  de  volontariat au Togo, le Programme de Consolidation de l’État et du Monde Associatif (Pro-CEMA) a rendu public mercredi à Lomé, la cartographie des organisations autonomes des femmes au Togo. Dans cette étude, il n’existe au Togo qu’une seule organisation féminine ayant vocation à fédérer réseaux, associations et ONG féminines au niveau national en qualité de faîtière aux côtés de celles à caractère mixte opérant traditionnellement dans le pays.

En publiant les résultats de l’étude au cours d’un atelier de restitution, le Pro-CEMA entend vulgariser le contenu de cette étude, obtenir des commentaires par rapport aux possibles lacunes et de renforcer sa visibilité à travers ses actions au niveau national.

Selon l’étude, nombreux sont les enjeux sociaux dans lesquels sont engagées la société civile en général et les OSC féminines en particulier à savoir : les problèmes fonciers liés à l’accaparement des terres et à la problématique de l’accès à l’héritage pour les femmes, la cohésion sociale et la sauvegarde du patrimoine national et l’emploi des jeunes etc.

Aussi relève-t-elle,  que le dialogue entre les organisations féminines et l’État demeure insuffisant au niveau central et se résume à des invitations ponctuelles venant des ministères sectorielles et réunissant les organisations féminines autour d’activités importantes comme la commémoration d’évènements (journées internationales de la femme, de l’enfant africain et autres) ou, parfois, pour l’élaboration et la validation de documents comme la « Politique Nationale de l’Équité et de l’Égalité de Genre » (PNEEG)

La cartographie laisse apparaitre qu’au niveau local, les organisations féminines collaborent avec les structures déconcentrées dans la même logique, sans l’existence de cadres de concertation formels.

Malgré cette insuffisance de dialogue et de cadres de concertation aux deux niveaux (central et local), les organisations féminines sont reconnues par les autorités étatiques et les collectivités locales en tant qu’entités contribuant par leurs actions au développement. Bien qu’avec des limites, l’Etat a mis en place un mécanisme pour impliquer les OSC (dont les organisations féminines) dans l’élaboration, le suivi et la mise en œuvre des politiques et programmes publics.

GAPOLA
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