LÉGISLATIVES DU 20 DÉCEMBRE : LES CHEFS TRADITIONNELS OUNTIVOU DÉNONCENT LA CANDIDATURE DE SENOU SOKLINGBE


A quelques heures de l'ouverture officielle de la campagne des élections législatives, des voix s'élèvent au sein du parti au pouvoir UNIR, pour dénoncer certaines candidatures dans certaines circonscriptions. C'est le cas à Ountivou où les  chefs traditionnels,  leaders d’opinions et personnes ressources du canton saisissent le chef de l'État, Faure Gnassingbé qui se trouve être le président du parti de la majorité  pour exprimer leur ras-le-bol.

Ces leaders du canton d’Ountivou se disent prêts et déterminés "pour apporter la victoire au parti" dans leur zone, mais contestent le profil du candidat choisi pour leur localité.

"Le parachutage de Monsieur SENOU SOKLINGBE en qualité de candidat pour le compte du canton d’OUNTIVOU orchestré par le Major KOULOUM sous le regard impuissant du vice-président région des plateaux ne retient pas l’assentiment de toute la communauté (les chefs traditionnels, les leaders d’opinions et personnes ressources, le groupe des femmes et les ressortissants Adja résident à Lomé)", lit-on dans une  lettre adressée au chef de l'État.

Cette contestation s'explique par plusieurs raisons.

"Le candidat est inconnu et jamais vu par les populations. Il n’a fait son apparition qu'à l'ouverture du dépôt des dossiers de candidature. Il n’a jamais participé à une manifestation du parti, ni au niveau national, préfectoral voire dans le canton où il est parachuté. Il n’est pas connu par les militants dans la préfecture de l’Ogou.  Même lors des récentes activités sur le recensement électoral, M. Sénou SOKLINGBE était totalement invisible.  Les populations à la base ne le connaissent pas  et vis-versa", ont souligné les contestataires. 

Ils regrettent que des fils du milieu et militants du parti soient recalés au profit d'un "inconnu".

"Pendant ce temps des dignes fils militants et acteurs de l’émergence intégrale du milieu, soucieux du développement économique, constructif, harmonieux et fraternel des filles et fils du grand canton en qui les populations se sentent concernées sont mis sur les carreaux pour des raisons inavouées. Il s’agit entre autre de : AGBENOWOSSI Yaovi, AFAN Noudégno,  GECHI Djima Pierre", ont-ils écrit.

Vu les contestations qui entourent la candidature de Sénou SOKLINGBE, les expéditeurs de la lettre craignent la perte "d'un siège  de trop" pour le parti UNIR.

Voilà pourquoi, ils invitent  les autorités du parti Union pour la République à prendre en compte leurs préoccupations afin que le travail soit accessible sur le terrain car, écrivent-ils,  "la victoire est certes acquise mais long est encore le chemin à parcourir et grand le travail à abattre pour le sacre de notre grand parti",

Esaïe EDOH 
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