MALGRÉ LES MORTS, LA C14 MAINTIENT LES MANIFESTATIONS CONTRE LES LÉGISLATIVES DU 20 DÉCEMBRE

La série de 10 jours de manifestations de contre-campagne organisée par la C14 et interdite par le gouvernement tourne déjà au vinaigre. Au premier jour de cette manifestation, on enregistre  deux  morts et plusieurs blessés dans le rang des manifestants et des forces de l’ordre.

Les manifestations de l'opposition qui se tenaient simultanément sur l'ensemble du territoire ont été émaillées d’échauffourées. Les forces de l'ordre ont été sans pitiés avec les manifestants qui ont bravé l'interdiction du gouvernement. La répression a fait deux morts par balle dont un enfant et plusieurs blessés à Lomé. Des blessés sont également enregistrés à Sokodé, Bafilo et Tchamba. 

A Lomé, on a assisté à un affrontement de plusieurs heures entre des manifestants de la C14 et les forces de l'ordre dans les quartiers Bè, Kégué, Agbalépédo et Agoè. Très tôt dans la matinée, pour donner le ton de la manifestation, les jeunes militants et sympathisants de la C14 ont dressé des barricades et brûlé des pneus sur les rues. Les forces de l'ordre  ont fait usage de gaz lacrymogènes et des tirs à balle réelle pour les disperser.

A Bafilo, Sokodé et Tchamba, on assisté à la même scène entre les manifestants et les forces de l’ordre. On enregistre plusieurs blessés et la destruction des biens publics et privés. 

Le ministre de la sécurité et de la protection civile, le général Yark Damehame, joint au téléphone par nos confrères de l'AFP, a reconnu les affrontements et a déploré également 2 morts. Selon lui, cette forfaiture a été commise par des "individus à bord d'un 4x4". Alors que du côté de la coalition, on attribue cette tuerie aux militaires du régime de Faure Gnassingbé.

Malgré ces cas de décès enregistrés la coalition tient à la poursuite de ces manifestations si le gouvernement ne suspend pas le processus électoral.

"C'est pour éviter tout cela que nous demandions que le processus électoral soit suspendu... Les auteurs de ces tueries payeront de leurs actes le moment venu. Ceux qui pensent qu'il suffit d'interdire des manifestations pour museler un peuple qui aspire à la liberté, doivent revenir à la raison", a indiqué Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la C14 qui promet aller  "jusqu'au bout".

Pendant ce temps, la campagne électorale se poursuit pour la tenue des législatives du 20 décembre.

Esaïe EDOH
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