TOGO : FAURE GNASSINGBE ENFIN ATTENTIF A MGR PHILIPPE FANOKO KPODZRO?


Le gouvernement togolais revient à nouveau sur les mesures d'apaisement contenues dans la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo. Mercredi, le Chef de l’État, Faure Gnassingbé a décidé d'accorder la grâce présidentielle à certains détenus et à d'autres la liberté provisoire dans les toutes prochaines heures. Au total 44 personnes. Cette décision du Président de la République intervient 24 heures après que Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, l'archevêque émérite de Lomé a plaidé pour la libération de tous les détenus politiques.

L'annonce a été faite au cours du Conseil des ministres présidée par le président Faure Gnassingbé (Photo). Selon le communiqué final du Conseil, le Chef de l’État a donné des instructions au gouvernement de poursuivre la prise des mesures d'apaisement du climat sociopolitique consécutivement aux manifestations politiques intervenues au Togo depuis le 19 août 2017 ayant conduit à diverses arrestations de personnes poursuivies des faits délictuels ou criminels. 
 
Une grâce présidentielle est donc accordée à 18 prévenus déjà jugés et condamnés, purgeant leur peine dans les prisons civiles de Mango et de Sokodé est donc annoncé.  Le document indique en outre que, M. Gnassingbé a demandé expressément à l'autorité judiciaire de faire mettre en liberté provisoire,  des personnes faisant l'objet d'une procédure d'information judiciaire pour des faits criminels, en prenant toutefois soin de préserver  des droits s'agissant des procédures engagées. Il s'agit de 26 inculpés relevant des prisons civiles de Mango, Bafilo, Sokodé, Mango et de Lomé.

Par ailleurs à la veille de ce premier Conseil des ministres du gouvernement Klassou II,  Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro,  engagé fortement dans la résolution de la crise togolaise a plaidé pour la libération de Kpatcha Gnassingbé, le demi-frère du Chef et ces co-accusés en prison bientôt 10 ans.

"Je plaide aussi pour la libération du jeune Foly Satchivi du « Mouvement  en Aucun Cas » condamné il y a une semaine pour 36 mois de peine  d’emprisonnement avec douze (12) mois de sursis pour avoir eu l’intention de  lancer des appels pour une mobilisation des jeunes contre le régime en place, et bien d’autres anonymes inconnus" a souhaité le prélat.  

Reste à savoir si le Chef de l’État commence  à écouter peu à peu la voix de l'homme de Dieu, celui qui a été président de la Conférence nationale souveraine en 1990? L'avenir nous le dira.

Edem KOAMI
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