DES OSC INTERPELLENT LE GOUVERNEMENT POUR LA FERMETURE DES CARRIÈRES SAUVAGES


Chaque jour des carrières illicites d'extraction de sable se créent et pire par des entreprises légalement constituées. Ce phénomène de plus en plus fréquent au Togo, inquiète des organisations de la société civile qui dénoncent un drame environnemental. Devant la presse lundi, elles invitent le gouvernement à réagir pour fermer les nouveaux sites d'extraction de sable qui s'ouvrent à Akoumapé, Avéta et Abobo-Sagonou. 

Déjà à l’origine de la fermeture de trois carrières d'extraction de sable, cinq (5) OSC à savoir Nouveau Citoyen, Comité de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de l’Homme (CRAPH),  Novation Internationale, SP-BT et AJAAH interpelle le gouvernement sur le développement anarchique des carrières sauvages dans les préfectures de VO, Yoto et Lacs.

Ce que déplore les 5 OSC est l'exploitation de ces sites avec des outils rudimentaires et sans aucune étude d’impact environnemental et social préalable.

A Akoumapé par exemple, soulignent les OSC,  "on y trouve plus de quatre sites sur lesquels de grosses fosses sont creusées pour l’extraction du sable et qui sont abandonnés au fur et à mesure que l’exploitation touche à sa fin".

A en croire Pacôme Dosseh Sohey, président du CRAPH,  ces sites  "sont des terres cultivables qui sont dévastés et des arbres abattus anarchiquement". 

Ces extractions, malgré les risques environnementaux qu'elles présentent, sont souvent cautionnées par les autorités publiques.

"Pour les cas en question, il nous a été signalé que ces acteurs illégaux sont de connivence avec les autorités locales ainsi que certains commis des services compétents, notamment, les mines et l’environnent", lit-on dans la déclaration liminaire des OSC.

Les 5 OSC, dans la perspective de mettre fin à ces carrières sauvages,   invite le gouvernement à prendre ses responsabilités en infligeant sans pitié des sanctions  aux exploitants de ces carrières sauvages.

Esaïe EDOH
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