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27 avr. 2019

DR AUBIN THON : "NOUS AVONS PERDU TROP DE TEMPS. AUJOURD’HUI, LE TOGO A BESOIN D’UN LEADER-SOLUTION"


De Togolese Foundation à la Nouvelle Vision, Dr Aubin Thon (Photo) se positionne en leader-solution aux différentes crises socio-politiques que traverse le Togo. Dans cet entretien, Dr Thon parle de son retour au pays et de son engagement pour l’implémentation d’un modèle de développement socio-économique susceptible de résoudre a jamais la crise socioéconomique du Togo. Lisez plutôt !
 
Vous êtes fraichement revenu au Togo. Quels sont les motifs de votre retour ?

Pour répondre à votre question, je tiens à préciser que mon attachement à mon pays est fragrant au regard d’une part, du séjour régulier au pays depuis plusieurs années déjà et d’autre part, des actions de développement que j’ai entreprises depuis 2009 à travers la Togolese Foundation dont la continuité est la Nouvelle Vision aujourd’hui. L’objectif de mon retour est simple : c’est de m’offrir en solution aux crises que nous avons traversées pendant tant d’années et qui ont effrité les tissus sociaux ; de doter notre pays d’un modèle de démocratie propre à nos réalités et d’implémenter un modèle de développement socio-économique susceptible de résoudre a jamais la crise socioéconomique qui n’a fait que durer. 

Comment aviez-vous apprécié les législatives du 20 décembre dernier et pourquoi votre mouvement n’a pas participé ?

Les législatives du 20 décembre dernier s’inscrivent dans l’application des textes juridiques et réglementaires qui régissent le fonctionnement du pouvoir législatif au Togo. La divergence des forces politiques du pays, acteurs directs de la crise autour de l’organisation, n’ont fait que retarder l’élan démocratique de notre pays au regard de la relation rigidement tendue qui lie ces deux bords politiques. Mais comme nous l’avons dit au lendemain des élections, de la légalité, il faut construire la légitimité de cette législature au regard des résultats qui découleront de son fonctionnement.

En ce qui notre non-participation aux scrutins, le Mouvement NoVi est un mouvement associatif et non un parti politique ; et en tant que tel, ne peut pas participer aux compétitions politiques.

Comment est-ce que vous entrevoyez l’avenir politique du Togo avec tant de contestations ?

Il faut d’abord identifier ce qui motive les contestataires et faire un comparatif avec les intérêts et l’aspiration profonde des citoyens. Si cela ne converge pas, il ne faut rien y attendre de sérieux.

Mais la vision que j’ai pour ce pays commence par se réaliser et cela me renforce dans mon approche qui est celle de lutter contre les maux qui minent notre société plutôt que de lutter contre les hommes. Il faut offrir une chance à l’alternance dans notre pays en faisant de toutes les forces vives de la nation, surtout le régime Unir, des partenaires de l’alternance.

Nous avons perdu trop de temps. Aujourd’hui, le Togo a besoin d’un leader-solution. Ce leader qui porte une vision. Ce leader qui dépolitise le concept de développement, qui sait définir la crise que nous traversons et détient une solution probante et résultante ; ce leader qui n’a aucun antécédent politique et est à même de fédérer toutes les énergies politiques en faveur du développement.

Irez-vous aux élections locales ?

Une fois le corps électoral convoqué, j’aviserai. Il serait simplement question de voir si cela se révèle comme un outil pour la mission qui m’est confiée. Mais mon souhait demeure que chaque élu soit et porte une nouvelle vision.
En réalité, nous n’avons pas engagé une aventure politique à la conquête des postes et fonctions politiques. J’ai reçu une vision pour mon pays : celle de construire un Togo soudé (socialement uni) et émergé (économiquement fort). Celui qui m’a doté de la vision m’outillera pour l’accomplissement de la mission.

Vous êtes candidat à l’élection présidentielle de 2020. Irez-vous sans ou avec les reformes ? Et quelles seront vos premiers chantiers une fois élu ?

Tout est question d’objectif ou de finalité. Quelle est la finalité des réformes et quel en est le lien avec la vision que nous portons ? Par principe d’anticipation, faut-il encore retarder le processus d’alternance dans notre pays et le monnayer contre cette résistance et boycott habituel dont nous connaissons d’avance les résultats ? Je crois que nous devons aller à l’essentiel.

Au titre des priorités, presque tous les secteurs constituent des priorités. Néanmoins, les urgences sont là ! Il faille stratégiquement cibler 3 axes que sont l’agriculture, l’éducation et les infrastructures, lesquels sont capables d’embrasser transversalement les secteurs connexes et d’engendrer des avantages sociaux.

Aujourd’hui, quelles réformes pour le Togo si vous êtes à la place du président Faure Gnassingbé?

Toute gouvernance a une finalité. L’idéal selon la vision dont je suis porteur, c’est l’épanouissement socio-économique des citoyens. Et si réforme il doit y avoir, il faut privilégier les réformes sociales et économiques qui permettraient à chaque togolais d’avoir des opportunités d’emploi, d’investissement, et de divertissement lui permettant d’assurer son quotidien et son lendemain et aussi de vivre sur un territoire qui lui inspire confiance et stabilité lui permettant non seulement de rêver mais aussi de réaliser son rêve. Mais évidemment, les réformes institutionnelles et constitutionnelles ne peuvent être oubliées puisqu’elles doivent permettre de mettre à jour nos cadres institutionnelles et constitutionnelles afin de doter notre pays des cadres requis pour l’enracinement de notre démocratie.

Quelles sont vos relations avec le pouvoir de Lomé ? Puisque certains vous soupçonnent d’être leur allié?

Les soupçons demeurent ce qu’ils sont. Je suis encore heureux qu’il ne s’agisse que de soupçon. Ce dont je suis sûr, je sais là où je vais et j’ai besoin de tous les Togolais. Puisque la perfection n’est pas de ce monde, j’essaie chaque fois que l’occasion me le permet de proposer des améliorations que l’on puisse apporter à la gouvernance actuelle.

Que pensez-vous du PND lancé récemment par le Chef de l’État ?

Il s’agit selon moi d’un ambitieux plan public auquel j’invite chaque citoyen à s’approprier et à pouvoir y tirer sa révérence dans sa mise en œuvre puisque le développement n’a pas de couleur politique. J’exhorte également le gouvernement à œuvrer au mieux à travers une gestion rationnelle des ressources qui y sont affectées pour que cela ne soit pas un outil d’endettement et d’effondrement à moyen terme de notre économie et de rester ouvert à toutes les propositions d’amélioration des autres acteurs pour en faire un véritable outil de redressement économique.

Un mot à l’endroit du peuple togolais

Gardons espoir et ayons foi en Dieu. Apprenons de notre histoire, surtout de nos erreurs ; le peuple ne doit plus être le prix d’aucun sacrifice politique. Demain, il fera beau !

Que le Tout Puissant  continue de nous accorder sa grâce et de bénir le Togo.
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