JMHM: UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION A MARQUÉ L'ÉVÈNEMENT AU TOGO


Dans le cadre de la célébration de la 3e édition  de la Journée Mondiale de l’Hygiène Menstruelle, la Chaine de l’Espoir à travers le projet « Ma santé, mon école, un enjeu collectif » en collaboration avec ses partenaires, a organisé le 28 mai dernier à Lomé, une campagne de sensibilisation à l’endroit des élèves des écoles de Tokoin. Placée sous le thème : « Il est temps d’agir », cette campagne dénommée la menstruation j’en parle, est une occasion pour  lever le voile  et le tabou sur les menstrues.

Depuis mars 2013, les Nations Unies ont instauré, la Journée Mondiale de l’Hygiène Menstruelle (JMHM) célébrée  le 28 mai de chaque année.  Au Togo, pour marquer la célébration de la 3e édition cet événement, la Chaine de l’Espoir en collaboration avec ses partenaires a organisé une campagne de sensibilisation dénommée la menstruation j’en parle à l’endroit des élèves adolescents des écoles de Tokoin. Ceci, à travers le projet « Ma santé, mon école, un enjeu collectif », afin de faire la sensibilisation sur les tabous liés à la menstruation et montrer le caractère sociologique, naturel des menstruations.


Selon une étude menée en 2016 par l’ex ONG Born Fonden sur la Gestion de l’Hygiène Menstruelle (GHM) qui a été validée en 2017 par le ministère de la santé et de l’hygiène publique en 2017, il ressort que 47,2 %  des adolescents ne savent pas que les menstruations constituent un phénomène naturel. 43% des filles enquêtées n’ont pas l’information avant les premières menstrues. Il a été aussi révélé que par rapport à l’éducation sexuelle complète, 68 % ont révélé n’avoir pas reçu les informations spécialement liées à la gestion de l’hygiène menstruelle. Il faut noter également que les enfants ont des malaises au cours des menstruations et l’étude a révélé que jusqu’à 43 % des filles font l’automédication. Ce qui constitue donc un phénomène grave de santé publique parce que ces filles ne vont pas à l’hôpital. Elles se concentrent juste de ce que les amies leur auraient dit par rapport à certains produits.

Pour les initiateurs de cette campagne de sensibilisation, il est temps d’agir en mettant l’accent  sur les actions dans le domaine critique de l’éducation sur la gestion de l’hygiène menstruelle. 

« Nous pensons au niveau national qu’il est vraiment temps d’agir pour assurer une éducation menstruelle en ne laissant aucune fille de coté », a plaidé Mme Ninko Sonhaye-Tabiou, représentante du ministère de la santé et de l’hygiène Publique à la cérémonie.

Elle a saisi cette opportunité pour exprimer ses remerciements aux partenaires  pour leurs efforts  sans faille à travers le projet « Ma santé, mon école, un enjeu collectif » dont l’objectif global est de contribuer au développement d’un environnement scolaire sain, motivant et protecteur favorisant l’accès à l’école et les apprentissages à Lomé.

A entendre Espoir Komivi Datchidi, le coordinateur du projet, « Ma santé, mon école, un enjeu collectif » a pour objectif de promouvoir un environnement sain, épanouissant et protecteur pour les élèves à Lomé. Il a trois piliers fondamentaux. Il s’agit de : la santé sexuelle et de la reproduction où est inclue la gestion de l’hygiène menstruelle, la non-violence, l’eau, l’hygiène et l’assainissement à l’école. Ces actions, a-t- fait savoir, sont menées à travers une approche auto organisation qui permet donc de mettre les enfants eux-mêmes au devant donc des activités coachées par les associations qui les accompagnent. Ces associations, a-t-il poursuivi, interviennent à des heures bien précises de façon négociée avec les élèves permettant donc aux pairs éducateurs de pouvoir toucher la population scolaire afin que les informations puissent vraiment touchées un grand nombre de public.

Le projet « Ma santé, mon école, un enjeu collectif » a une durée de trois ans (2019-2021) et est mené en milieu scolaire pour les trois thématiques dans 8 écoles de Lomé, spécialement dans le grand Tokoin.


Aimé ALI
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