TOGO : OUBLIÉS PAR LE GOUVERNEMENT, LES CONSEILLERS DE JEUNESSE SE PRONONCENT


L'Institut National de Jeunesse et Sport du Togo (INJS) est un institut qui forme des conseillers de jeunesse et des cadres chargés sportifs. Seulement depuis 1998, le département "Jeunesse" de cette école est négligé par les autorités togolaises d'où la mise au carreau de ces diplômés, après les 3 années de formation. Afin de faire une certaine promotion autour de cette option et inciter le gouvernement a inséré dans la fonction publique plus de 200 diplômés laissés pour compte, une conférence de presse a été animée ce samedi 25 mai à Lomé  par le Collectif des Cadres de Jeunesse dudit institut. Ce mouvement est appuyé par le Mouvement Martin Luther King du pasteur Edoh Komi.

Pour Sessi Séfiaménou Yao, porte-parole du Collectif des Cadres de Jeunesse et Animation, diplômé de l'INJS, bien que les diplômés de l’INJS aient le même statut que ceux des ENS et ENI, ils sont délaissés.

"Nous nous sentons laissés sur le carreau parce qu'apparemment nous sommes victimes d'injustice qui ne dit pas son nom. Nous sommes des cadres qui sont formés par une école nationale, l'Institut National de Jeunesse et Sport du Togo qui a priori devrait automatiquement reverser sur le terrain, ses diplômés. Et c'est ce qui a été fait depuis 1976 à la création de cet institut. Force est de constater que pendant un certain temps, exactement à partir de 1998, tous les diplômés sont systématiquement mis au carreau, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas recrutés automatiquement. Nous avons le même statut que l'ENA, le même statut que l'ENS, que l'ENI de Notsè et de Kara et toutes les autres ENI qui existent. Nous estimons que depuis ce temps, beaucoup d'entre nous vivent dans un chômage perpétuel alors que nous avons été formés par l'Etat qui a investi des millions dans notre formation et voilà qu’il ne nous utilise pas", a-t-il déclaré.

Face à cette injustice, les diplômés ont décidé de rompre le silence. Selon M. Séfiaménou, ce n'est pas normal qu’on puisse se taire sur cette situation qui fait mal à l'État et qui fait automatiquement mal aux diplômés parce qu’ils ont été formés pour servir. Et quand ils ne servent pas, nous moisirons dans le chômage. Ils ont également expliqué la présence du MMLK au cours de la conférence de presse.

"Nous avons saisi le MMLK qui est une organisation qui fait des plaidoyers forts pour lutter contre les injustices sociales sous toutes ses formes. Aujourd'hui, nous allons continuer par mobiliser les média, nous allons continuer par approcher nos autorités et croire qu'ils ont la bonne volonté de faire ce qu'ils ont promis de faire. Leur rappeler leurs promesses et leur dire que le temps est en train de passer parce que les promesses font beaucoup d'années et tous les jours que le bon Dieu fait nous grandissons, nous vieillissons. Ce n'est pas un crime pour nous d'avoir voulu investir notre temps et notre énergie pour être formés et servir la nation. Nous sommes convaincus que nous sommes toujours utiles pour la nation", a-t-il insisté.

A en croire M. Séfiaménou, des actions ont été entreprises par le collectif qui a eu à rencontrer l’ancien ministre Guy Lorenzo. Mais apparemment, les lignes n'ont pas bougé.

"Nous avons, en tant que bon citoyen, rencontré nos ministères de tutelle, le ministère de la communication, de la culture et de la formation civique, nous lui avons fait cas de nos inquiétudes, de notre doléance et le ministre d'alors, Monsieur Guy Lorenzo nous avait promis qu'il ferait tout pour pouvoir agir de sorte que nous puissions être intégrés à la fonction publique. C'est un droit et c'est l'État qui nous a formés pour cela », a-t-il laissé entendre.

Les responsables de groupes parlementaires à l’Assemblée nationale ont également été rencontrés. C'est pour cette raison que le ministre a été interpellé par les députés à l'Assemblée nationale le 10 juin 2016, ont-ils relevé.

"Mais quand il est allé faire cette déclaration, il n'a parlé que des cadres chargés d'Éducation Physique et Sportive et pourtant, nous sommes des cadres de jeunesse. À l'INJS, on forme deux types de cadres, les cadres chargés de l'éducation physique et sportive et des cadres de jeunesse, nous qui sommes chargés de mobiliser les jeunes, de les encadrer, de les coacher, de les guider en sorte qu'ils soient de bons citoyens aptes à accompagner tout processus de développement, que ce soit de la base jusqu'au sommet", a souligné M. Séfiaménou.

John ATTISSO
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire