TOGO : QUI POUR ARRÊTER VICTOR ATARA T’FARBA AU MINISTÈRE DE LA CULTURE, DU TOURISME ET DES LOISIRS ?


L’administration togolaise, malgré les nombreuses réformes que tente de faire le gouvernement, est gangrenée par un mal. Ce mal ne donne finalement pas une bonne image à cette administration, puisque personne, qu’il soit ministre, premier ministre ou on ne sait qui encore, ne peut lever le petit doigt pour le corriger définitivement pour qu’on en parle plus jamais. Ce mal a pour nom le refus catégorique de certaines personnes, admises à la retraite, de quitter leur poste.

C’est le cas actuellement du secrétaire général du ministère de la culture, du tourisme et des loisirs. Victor Atara T’farba (Photo) est son nom. Une arrête dans la gorge du ministre Kossi Egbetonyo ? Si nul ne peut répondre à cette question par oui, ce qui est sûr, c’est que Victor Atara T’farba fait la pluie et le beau temps audit ministère, au point où on est tenté de dire que le premier responsable des lieux est complètement effacé.

Que se passe-t-il exactement ?

D’aucuns reconnaissent que depuis quelques années, les gouvernements qui se succèdent au Togo tentent d’insuffler un coup de dynamisme à l’administration publique togolaise, suivant les instructions du Chef de l’État Faure Gnassingbé.  Une politique de modernisation de l’administration publique à travers des réformes est donc passée par là. Aucun département ministériel n’échappe à ce qui passe désormais comme une règle. Le ministère de la culture, du tourisme et des loisirs ne fait pas exception à cette situation. Plusieurs fois, ce ministère a changé de dénomination. Dans le gouvernement Klassou 2, on rattache à la culture, le tourisme et le loisir. Pour faire complètement peau neuve, c’est un nouveau personnage qui a été choisi pour redorer le blason de ce département très cher pour un pays qui veut revaloriser sa culture, donner du tonus à son tourisme pour attirer des curieux vers le Togo et donc engranger des devises et faire du tourisme un pôle essentiel dans la politique du gouvernement.

Mais, il y a un grand mais. Cette volonté affichée rencontre un énorme problème. Que dit-on ? Une énorme montagne essaie de botter en touche toute la volonté politique derrière ce département. Cette montagne est incarnée par l’indéboulonnable secrétaire général dont le nom est cité plus haut.
 
Lorsqu’en janvier 2019, à la suite de la reconduction du premier ministre Klassou le département du tourisme a été détaché de l’industrie avec un nouveau locataire le sieur Kossi Egbetonyo, tous les agents de l’administration relevant uniquement du tourisme ont poussé un ouf de soulagement et sablé le champagne pour dire et enfin justice leur sera rendue. Justice devrait leur être rendue justement puisque depuis le 1er janvier 2018, date à laquelle il est admis à la retraite, c’est tout comme c’est maintenant qu’on vient de lui signer son décret de nomination.

Le monsieur non seulement refuse de partir mais s’accroche à son poste. Mieux, il passe pour être le maître des lieux. Son supérieur hiérarchique n’est présent que de nom.

Au temps où le tourisme était rattaché à l’industrie, le tout-puissant SG racontait à qui voulait l’entendre que sans lui le tourisme au Togo n’aura pas de visage. Aujourd’hui, il a été admis à la retraite dans le même ministère au même moment que certains de ses collègues. Ceux-ci sont partis mais le SG refuse de vider le plancher. Le ministre de la fonction publique n’arrive pas à le révoquer.

Un Secrétaire général, véritable problème pour les autres fonctionnaires

Il se susurre que le premier qui a fait les frais de la toute-puissance du « maître des lieux » est le  directeur administratif et financier (DAF) dudit ministère.  Le sieur Atara est parvenu par des méthodes peu recommandables de délation, de calomnie et de dénigrement à faire démissionner le DAF. A l’heure où on parle, Atara T’farba cumule le poste de secrétaire général et de directeur administratif et financier au ministère de la culture, du tourisme et des loisirs, n’en déplaise à ses détracteurs qui tous, se cachent pour l’instant. Le premier qui osera sortir la tête de l’eau, connaît le sort qui lui est réservé.

Le ministre Egbetonyo ne se retrouve pas pour le moment

La nomination de Kossi Egbetonyo censée faire renaître l’espoir en ce qui concerne le cas Atara, est venue asséner un coup fatal aux agent du tourisme. Malgré la fougue de la jeunesse qu’on retrouve chez le nouveau ministre, tout porte à croire que c’est Atara qui est le ministre. Le tout-puissant est dans toutes les missions, il impose son point de vue à tous, y compris au ministre,  fait ombrage à ses collègues et les terrorise. Bref, le ministère du tourisme est devenu la chasse gardée du sieur Atara qui n’hésite pas à dire à qui veut l’entendre que c’est sa volonté qui se manifeste au sein de ce département.

Dans ces conditions, une arrête vient de s’installer donc dans la gorge du ministre du tourisme qui selon certains, aurait peur de faire arrêter les dérives autocratiques du « Mussolini des temps modernes » du ministère du tourisme qu’est Atara Tfarba.

S’il en est ainsi du bois vert, qu’en serait-il du bois sec ?

Des cadres bien formés dans tous les secteurs de l’administration, le Togo en regorge. Et nul ne peut le contester. Malheureusement des cas typiques comme celui d’Atara font désapprendre les jeunes. Ils sont recrutés, sont efficaces mais des devanciers véreux continuent de leur faire de l’ombre et les empêchent de prouver aux yeux de la nation ce dont ils sont capables. Alors, la question qui se pose est de savoir qui est le soutien de cet homme ? Pourquoi n’arrive-t-on toujours pas à régler son cas ? Il est clair que s’il n’est pas soutenu par une main plus puissante, il ne continuerait pas à défier même le ciel.

Dans ce pays, des tout-puissants placés par le général-président lui-même ont refusé de quitter leur poste. Mais il a fallu qu’on nomme une jeune dame au même poste pour que le vieux libère le plancher. Les connaisseurs savent de quoi on parle.


Il se raconte donc sous certains cieux que son protecteur par-dessus tout, c’est le ministre Gilbert Bawara, le même qui peut, par un seul doigt levé, régler le problème. Si rien n’est fait, le tout-puissant secrétaire général restera pendant des années encore à son poste. Et c’est l’image de l’administration publique en particulier et celle du pays en général qui en pâtit.

Edem KOAMI
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