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14 juin 2019

TOGO : RECKYA MADOUGOU VANTE LES MÉRITES DU PND AU FETUE


Le 1er Forum Économique Togo-Union Européenne tenu du 13 au 14 juin à Lomé, a été l'occasion pour les autorités togolaises de présenter le Plan National de Développement (PND, 2018-2022) aux investisseurs européens. Au cours du premier panel de haut niveau, Reckya Madougou, la conseillère spéciale du chef de l’État togolais, a dans son intervention développé les opportunités d’investissement dans les domaines de l’agriculture et de l’agrobusiness au Togo.

Après avoir rappelé les 3 axes du PND, Reckya Madougou (Photo) a axé son développement sur les évolutions de l’agriculture togolaise.

Elle a ensuite évoqué les 10 projets d’agropoles pour la croissance et la modernisation du secteur agricole. Pour elle, il s’agit de projets qui vont accélérer le développement et la modernisation de l’agriculture au Togo.

La conseillère spéciale du chef de l’État togolais a également indiqué que depuis peu, le secteur agricole togolais bénéficie de l’apport d’un projet innovant. Il s’agit du Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques (MIFA SA). Un projet dont la phase pilote a été concluante avec la diminution à 8,75% du taux d’intérêt agricole qui était de 15%. De même, plus de 9 768 producteurs ont souscrit aux produits d’assurance. 5 353 emplois directs et 9 702 indirects ont été créés ou consolidés.

La collaboratrice de Faure Gnassingbé a également fait savoir qu’avec le MIFA, un portefeuille de plans d’affaires de plus de 43 milliards de francs CFA a été soumis aux institutions financières.

A la fin du panel, Recky Madougou a rappelé quelques points en matière de l’agriculture et de l’investissement. Faisant référence à une récente étude de la CNUCED, elle note que l’Afrique fait partie des régions du monde où l’investissement est plus rentable, ceci notamment en matière de l’agriculture et de l’agrobusiness.

Au terme des explications,  Madougou a demandé aux investisseurs de ne pas penser aux 7 millions d’habitants du pays mais de viser les 350 millions de consommateurs de la sous-région ouest-africaine et même au-delà, si des produits de niche qualitative sont développés.

Par ailleurs, Reckya Madougou a indiqué que le Togo jouit d’une stabilité politique qui fait partie des atouts indéniables que présente le pays et qui devrait rassurer les investisseurs.

"Je vais également rappeler que le Togo reste une terre d’opportunités agricoles et de l’agrobusiness. A cela s’ajoute le leadership gouvernemental très fort qui fait la différence avec les autres pays. Il y a une propension du gouvernement à accompagner les investisseurs potentiels de sorte à le transformer en investisseur réel", a-t-elle déclaré.

En fin la conseillère de Faure Gnassingbé a souligné que les 65% de financement du PND que recherche le Togo ne peuvent être une réalité que si de véritables projets de partenariat public-privé sont mis en place. Elle a précisé que cela est prévu dans le nouveau code d’investissement qui offre un intérêt à l’investisseur qui compte s’installer au Togo. Le dernier élément qu’elle a évoqué est le climat des affaires qui est de plus en plus attrayant.

Pour rappel le Togo compte atteindre, avec le PND, un taux de croissance en cible de 7,6 %, une croissance du produit intérieur brut agricole (PIBA) de 10%, une amélioration de la balance commerciale agricole de plus de 15%, une augmentation du revenu moyen des exploitations agricoles familiales de 60%. A cela s’ajoute la création de plus de 2 000 entreprises (PME/PMI et TPE de transformateurs, fournisseurs d’intrants et équipements, commerçants/négociants des produits agricoles, etc.). Au finish, il est attendu au moins 500 000 emplois directs permanents et décents avec une réduction de la pauvreté rurale de 55% à 27%.

Edem KOAMI
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