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13 juin 2019

TRIMUA APPELLE LES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME TOGOLAIS A PLUS DE PROFESSIONNALISME


C'était le pic de la soirée. Et ça venait du ministre des droits de l'Homme du Togo,  Christian Trimua (Photo). Au tour d'un dîner mercredi à Lomé, Me Trimua a demandé aux défenseurs des droits de l'Homme avec qui, il partageait le repas de se professionnaliser. L'avocat qui n'avait pas du tout froid aux yeux a exhibé devant les représentants du Système des Nations-Unies et de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) tout l'amateurisme dont fait montre les défenseurs des droits de l’Homme au Togo. 

"Qui est défenseur des droits de l'Homme" ?  " Qui ne l'est pas " ? "Par quels critères peut-on définir un défenseur des droits de l'homme" ? "Et quelles sont les lois qui existent en la matière" ?  Autant de questions que le ministre des droits de l’Homme du gouvernement togolais a soulevé devant son auditoire de circonstance.

Au cours de la soirée dinatoire, Me Trimua a invité les différentes organisations de défense des droits de l’Homme dont le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT),  le Centre de Documentation et de Formation des Droits de l'Homme et le panel Watch à réfléchir sur les différentes interrogations soulevées et d’en proposer un texte au gouvernement afin de savoir qui est qui et qui fait quoi. 

" Si nous avions ce texte dans notre dispositif juridique,  nous n'aurions jamais connu le cas Assiba Johnson. Et tout défenseur des droits de l'Homme se comporterait de façon professionnelle", a-t-il martelé. 

Dans son intervention, Me Trimua a déploré l'attitude des défenseurs des droits de l’Homme togolais qui s'acoquinent avec les partis politiques.
                             
"On peut être défenseur des droits humains, bien critiquer le pouvoir en place de façon objective sans jamais être le porte-parole des politiques" a-t-il indiqué avant d’ajouter "Nous devons renforcer les défenseurs des droits de l'Homme et renforcer la défense des droits de l'Homme". 

Plusieurs autres points ont également été soulevés lors du dîner dont la question des manifestions publiques et de l’impunité. Assez de plaintes ont été adressées au ministre dans la salle surtout en ce qui concerne les motivations relatives à l'interdiction des manifestations ou à la redéfinition des itinéraires.

Sur la question, Me Trimua a promis partager ces inquiétudes avec ses collègues du gouvernent. Mais déjà, il annonce que des formations relatives à la motivation des  décisions administratives seront organisées  avec la société civile en direction des préfets et maires après les élections municipales du 30 juin. 

Concernant l'impunité, le ministre Christian Trimua exhorte à la patience.

"La CVJR et le HCRUUN gèrent une grande partie du dossier relativement à une certaine période de notre histoire. Nous ne devons pas revenir sur ce qu'ils sont en train de faire.  Mais s'il y a de nouveaux cas,  vous pouvez les signaler. Mais cette question doit être traitée avec la plus grande subtilité.  Autant vous effrayez, autant vous braquez", a-t-il déclaré. 

La Rédaction
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