Tél:+228 92 42 51 78
latest

3 juil. 2019

AFFRONTEMENTS ENTRE GANGAN ET TCHOKOSSI : DES MORTS, BLESSÉS, DÉPLACÉS ET DES MAISONS INCENDIÉES


Le bilan des affrontements entre les  Gangan et les Tchokossi  dans la localité de Gando dans la préfecture de l’Oti-Sud, s'alourdit. Selon les sources officielles, le bilan est désormais de 4 morts, une vingtaine de blessés et une cinquantaine de maisons incendiées.
 
Ces affrontements sont intervenus les 27 et 28 juin derniers. Elles ont occasionné des violences intercommunautaires créant la désolation au sein des populations.
En plus des morts et blessés enregistrés, on note la fuite des populations de cette localité vers d'autres destinations. Le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Gal Yark Damehame et sa collègue de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Tchabinandi Kolani-Yentchare, dépêchés sur les lieux par le gouvernement togolais, ont déploré cette situation qui porte atteinte à la cohésion sociale prônée par le chef de l'État, Faure Gnassingbé.
"Ce qui s’est passé dans cette localité est incompréhensible. Les gens auront à répondre devant la justice. On ne peut pas comprendre qu'une décision judiciaire à laquelle tout le monde doit normalement se soumettre, peut donner lieu à des violences, voire des morts. Aujourd’hui nous avons plus de 2000 compatriotes qui ont dû fuir leurs villages et ont vu  leurs villages brûlés", a déploré le ministre Yark.
Selon lui, des dispositions sont en train d'être prises pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs lieux de résidence dans la paix.
"Nous allons prendre des dispositions qui s’imposent pour que ces populations puissent très rapidement regagner leurs villages. Ceux qui ont posé ces actes et qui sont identifiés vont répondre devant la justice", a-t-il informé.
Pour rappel, le conflit entre les Gangan et les Tchokossi date de plusieurs années et relève du foncier. Une récente décision judiciaire a permis aux deux communautés de continuer l’exploitation des champs, mais sans toutefois trancher définitivement le confit. Cette décision judiciaire, loin de créer la stabilité entre les deux clans a occasionné plutôt ces affrontements violents.
Esaïe EDOH
« PRECEDENT
SUIVANT »

Aucun commentaire