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29 août 2019

LE HCRRUN SATISFAIT DU BILAN D’INDEMNISATION DES VICTIMES DES VIOLENCES POLITIQUES ET RASSURE


Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Réparation, à savoir le volet indemnisation, le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a annoncé jeudi à Lomé, au cours d’une conférence de presse, avoir indemnisé 7660 victimes, soit 34,17% du nombre total des victimes inscrites au Programme de Réparation par la CVJR. Pour l’opération, le HCRRUN a disposé de 7 milliards FCFA. Les dépenses quant à elles, s’élèvent à 6 472 404 614 FCFA dont 5 688 900 000 FCFA de dépenses d’indemnisations financières pour 7660 victimes et 783 504 614 FCFA de dépenses de fonctionnement et de prise en charge psycho-médicale, dégageant un solde créditeur de 527 595 386 FCFA.

Démarré en décembre 2017, le Programme d’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo de 1958 à 2005, s’est poursuivi jusqu’en août 2019. La 2ème étape de l’opération a permis d’indemniser 5150 victimes d’octobre 2018 à août 2019.

Selon Awa Nana-Daboya, la présidente du HCRRUN, l’engagement du gouvernement et surtout du chef de l’État, Faure Gnassingbé et des acteurs qui, à divers niveaux a contribué à la réussite du processus.

« Ces sentiments de reconnaissance vont également aux victimes qui ont, de par leur participation sans cesse croissante, témoigné une fois encore leur adhésion et démontré leur volonté d’être les premiers artisans de leur apaisement et de la guérison des plaies qu’elles ont avec courage portées depuis des années », a-t-elle lancé.

A en croire Mme Nana-Daboya, les résultats positifs obtenus ont été possibles grâce la vigilance des équipes du HCRRUN et l’aide des forces de l’ordre et de sécurité qui ont su mettre à nu des individus non concernés par l’indemnisation.

« N’eut été la vigilance des équipes du HCRRUN et l’aide des forces de l’ordre et de sécurité, ces actes isolés n’auraient été décelés. Ils se seraient perpétués puisqu’ils prenaient ces sources dans les administrations de préfectures, de mairies et de tribunaux, sous forme de faux documents », a expliqué Mme Nana-Daboya.

Par ailleurs, le HCRRUN rassure les victimes non encore prises en charge que « personne ne sera oubliée ».

Edem KOAMI
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