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8 août 2019

TOGO : UN SYMPOSIUM SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN AFRIQUE FRANCOPHONE LES 16 ET 17 DÉCEMBRE PROCHAINS A ANÉHO


L’intelligence artificielle occupe une place prépondérante dans la transformation de nos sociétés aussi profondément que la machine à vapeur et l’électricité l’ont été de par le passé. Pour permettre aux différentes parties prenantes de cerner les enjeux et les défis de l’intelligence artificielle en Afrique Subsaharienne francophone, le Bureau Régional de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a organisé ce jeudi 8 août au cours d’une réunion de réflexions à Lomé le lancement des activités préparatoires du Symposium sur l’intelligence artificielle en Afrique Francophone.

Première du genre, la réunion a été structurée en trois grandes parties à savoir les enjeux et les défis de l’intelligence artificielle en Afrique Francophone, le contexte et les objectifs du futur symposium sur ladite thématique et les contours de la création d’une future agence francophone  pour l’intelligence artificielle.

Les enjeux de l’intelligence artificielle sur le plan sanitaire, éducatif, démographique, culturels et agricoles ont été autant d’aspects qui ont émergé les discussions et susciter l’intérêt des acteurs du domaine à mener des réflexions pointues qui pourraient propulser les pays francophones en matière de développement.

« La grande majorité des experts en intelligence artificielle se trouvent en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. L’Afrique, en particulier n’est pas représentée puisque n’ayant pas suivie une trajectoire de développement que les pays du nord », a déploré Eric Adja, le directeur général du BRAO-OIF à Lomé, avant d’ajouter « C’est un retard  qui doit être comblé afin de renforcer les capacités des États, décideurs politiques, dirigeants du secteur privé et de la société civile, dans l’appropriation et le déploiement des innovations de l’intelligence artificielle au service des populations locales et du développement durable du continent », a-t-il souligné.

Selon Germaine Koumélo  Anaté, enseignante-chercheur à l’Université de Lomé à l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA), il se révèle important de sensibiliser les apprenants surtout sur l’usage des machines pour impacter positivement des secteurs de développement, d’inclure les notions de l’intelligence artificielle dans les offres de formations dans les écoles et universités pour permettre que le numérique devient une réalité dans nos États.  

Pour le créateur du Woelab (premier laboratoire et d’incubation du Togo), Sename Agbodjinou « l’insuffisance de l’énergie, l’absence des femmes, la formation, la meilleure appropriation des usages de l’IA, les infrastructures, la gestion des données massives, sont entre autres, autant de défis que l’Afrique francophone doit relever », a-t-il fait entendre.

Le premier symposium sur l’intelligence artificielle en Afrique francophone est prévu  pour les 16 et 17 décembre prochains à Aného et réunira une centaine de personnes. Il sera question au cours de ce symposium placé sous le thème : « La contribution de l’intelligence artificielle au développement durable en Afrique : enjeux éducatifs, économiques et éthiques » d’échanger sur les enjeux de l’intelligence artificielle en Afrique francophone et sur le projet de création d’une Agence de l’intelligence artificielle en Afrique francophone. 

Rappelons que la notion de l’intelligence artificielle voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing et consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle.

Cécilia LOGONI
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