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30 oct. 2019

TOGO : PAYER AU PÉAGE, C’EST CONTRIBUER A L’ENTRETIEN DES ROUTES


Le gouvernement togolais a ces dernières années mis de gros moyens pour réhabiliter le réseau routier national, notamment les grands axes urbains et ceux essentiels pour les échanges économiques et l’accès vers les pays voisins. Et pour l’entretien  de ces infrastructures, il revient à chacun  de jouer sa partition. Si d’une part, il est recommandé aux riverains d’adopter des comportements civiques et citoyens dans l’utilisation des routes, d’autre part  il est vivement conseillé aux conducteurs de soutenir la Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier (SAFER-Togo) dans l’entretien.
   
Le Togo dispose de nos jours  11.777 km qu’il faut entretenir. Près de la moitié nécessite des travaux de maintenance urgents.

La SAFER-Togo est chargée de cette mission estimée à près de 39 milliards de Fcfa pour 2020. 

Mais à ce jour, cet organe public ne peut compter que sur 14 milliards. Les recettes insuffisantes proviennent des péages, des droits d'assises sur les produits pétroliers et de la taxe sur les véhicules à moteur récemment introduite.

« Notre réseau routier s'est considérablement amélioré. Nous devons capitaliser là-dessus et penser aux moyens pour l’entretenir », avait expliqué Zouréatou Kassa Traoré, le ministre des infrastructures et des transports en mai dernier. 

Tout le monde est d’accord sur ce point, mais comment trouver les fonds manquants ? De nouvelles taxes sont exclues. L’État se refuse à recourir à des emprunts. Les autorités devront faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour boucler le prochain budget de la SAFER.

L’autre solution, pas moins négligeable vient de tout conducteur. Il s’avère important d’avoir conscience que payer aux postes de péage  c’est de contribuer inexorablement à l’entretien routier. 

Payer au péage est un geste simple mais plein de sens. Il fait du chauffeur ou du propriétaire de l’engin, un citoyen engagé pour la bonne utilisation et l’entretien des infrastructures routières. 

Thierry AFFANOUKOE  
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