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8 oct. 2019

TOGO : UNE ÉTUDE DE LA BM RÉVÈLE LES FILIÈRES PORTEUSES EN AGRICULTURE POUR LES JEUNES


La terre ne trompe pas. A-t-on l’habitude de dire. Et une étude préliminaire d’identification de filières à fort potentiel de marché et d’emplois l’a confirmé, la semaine dernière à Lomé. Sur 22 filières au total, 9 agricoles peuvent être des réponses à la problématique de l’emploi et  de l’autonomisation des jeunes. Il s’agit des conclusions de l’étude conduite par la Banque Mondiale avec un co-financement de la GIZ  avec pour objectif d’appuyer le Togo, à évaluer les options d’inclusion économique des jeunes.
  
Les conclusions de cette étude indiquent que les jeunes togolais gagneraient plus en se lançant dans les filières agricoles telles que l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio ou les légumes que dans la culture du coton, du café-cacao, et de l’anacarde.

Selon l’étude, bien que le coton soit la première culture d’exportation du Togo, sa récolte étant pénible puisque manuelle, attirerait moins la couche juvénile.
Les  fluctuations répétitives des cours mondiaux du Café-Cacao sont des facteurs désavantageux pour que les jeunes optent pour cette filière.

En effet, ces données qui sont provisoires permettront après leurs validations à identifier les chaînes de valeur porteuses et les besoins en investissements et en développement de compétences des acteurs afin de faire face à la problématique de l’emploi et  de l’autonomisation des jeunes, 58% de la population active.

Pour Victoire Tomegah Dogbé, ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, ces données appellent à un dialogue sur l’importance d’une meilleure inclusion économique des jeunes dans des filières agricoles.

De son côté, la représentante résidente de la Banque Mondiale au Togo, Hawa Cissé Wagué estime que « la promotion des chaînes de valeur porteuses contribuera à l’intégration de l’offre et de la demande de la main d’œuvre dans le secteur » agricole qui détient « un fort potentiel de croissance et d’emploi au Togo».

Edem KOAMI
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