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12 nov. 2019

Le rôle de la femme dans l'agriculture au cœur d'une rencontre à Lomé


Des acteurs africains du monde agricole tiennent depuis lundi à Lomé, leur conférence annuelle 2019, ReSAKSS (Système régional d’analyse stratégique et de gestion des connaissances). Au cours de cette rencontre qui va durer 3 jours, ils mèneront des réflexions sur la place de la gente féminine dans le monde agricole.

Il sera question au cours de cette conférence de revoir et de dialoguer autour de l’agenda de mise en œuvre du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA). Organisée par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) en collaboration avec la Commission de l’Union africaine (CUA), la rencontre a été ouverte par le ministre togolais en charge de l'agriculture, de la production animale et halieutique, Koutéra Bataka.

Dans son intervention à cette rencontre, il a invité les délégués à produire des éléments qui aideront à la rédaction de meilleures politiques nationales, sur l’équité genre dans le domaine  de l'agriculture. 

Pour sa part Dr. Afeikhena Theo Jérôme, Conseiller spécial auprès du Commissaire, Département de l’Economie rurale et de l’Agriculture, Commission de l’Union Africaine (AUC-DREA), a formulé un plaidoyer en faveur du genre et précisément de la gent féminine. Il n'a pas manqué de mettre  un accent sur la politique genre dans les politiques nationales agricoles.

En effet, il est constaté un écart de 34% à combler entre les hommes et les femmes sur le continent. En Afrique de l’ouest particulièrement, l’écart varie entre 30 et 42% et s’est aggravé avec le fléau de terrorisme qui secoue la sous-région. 

On note que dans la sous-région, que des femmes ne  bénéficient toujours pas des mêmes droits fonciers que les hommes. Ceci malgré les récentes réformes agraires favorables à l’égalité des genres dans plusieurs pays.

En matière d’inclusion financière, l’écart existant entre les hommes et les femmes est souvent aggravé par le manque d’accès des femmes au téléphone mobile, leur faible niveau d’alphabétisation et les normes qui limitent leur mobilité et leurs droits de posséder des actifs.

"L’inclusion financière est un mécanisme qui permet aux femmes de faire prospérer leurs entreprises et leurs investissements ; il est donc essentiel de combler l’écart de sorte que les femmes soient en mesure de réaliser les investissements dont elles ont besoin " a lancé Jemimah Njuki, responsable de Programme senior au Centre de Recherches pour le Développement international (CRDI).

Cette conférence de ReSAKSS est la 19ème du genre.

Eza Agbévi
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