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16 nov. 2019

Togo : Le FCTD souhaite l’intervention de l’ONU dans le processus électoral

Prof David Dosseh
Entre février et mars 2020, les Togolais éliront leur président pour le compte d’un mandant de 5 ans. Dans cette perspective, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’active pour le bon déroulement de ce scrutin. Mais force est de constater que le processus en cours est inapprécié par le  Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD) qui vient de saisir l’Organisation des nations unies (ONU) par une lettre ouverte.

A travers cette correspondance, le mouvement citoyen rappelle à l’ONU les réformes nécessaires à opérer avant la tenue de la présidentielle de 2020. Il s’agit principalement de la recomposition de la Cour constitutionnelle.
A en croire le FCTD bien que, la modification des articles de la constitution prenne en compte la recomposition de la Cour constitutionnelle, elle n’a jamais été recomposée. 

« Six mois après la révision de la Constitution, cette loi n’est toujours pas mise en œuvre dans la mesure où les neuf juges composant actuellement la Cour Constitutionnelle ont été nommés sur la base de la Loi Fondamentale modifiée le 31 décembre 2002. Pourtant, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), entreprend d’apporter un appui à un plan stratégique adossé au plan d’action quinquennal présenté par une Cour dont la composition ne répond plus aux dispositions constitutionnelles », dénonce le mouvement qui « connaissant le rôle majeur que joue la Cour Constitutionnelle dans le processus électoral (elle vient de fixer la période de l’élection présidentielle de 2020), il est impératif d’exiger, de notre point de vue, sa totale conformité avec la Constitution avant de mettre en œuvre tout appui stratégique ».

En écrivant à l’ONU, le mouvement dirigé par le Prof David Dosseh,  fait part de sa déception à l’issue de l’intervention de la CEDEAO dans la crise togolaise et estime qu’il est de bon ton que l’organisation dirigée par Antonio Guterres intervienne sérieusement au Togo.   

« Après l’échec de la CEDEAO dans le règlement de la crise, nous pensons qu’il est grand temps que la communauté internationale ait un langage clair et sans complaisance à l’égard des autorités togolaises afin de mettre fin aux souffrances des populations » écrit le Prof Dosseh.

Tout en sollicitant l’intervention de l’ONU, le FCTD conteste la mission conduite en début de semaine à Lomé par Ibn Chambas. Le mouvement espère une véritable intervention de l’ONU pour mettre fin « à la souffrance togolaise ».

Eza Agbévi     
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