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30 déc. 2019

Camp du futur : Les jeunes entrepreneurs désormais orientés

Alain Capo-Chichi
Les  autorités togolaises se montrent de plus engagées pour faire de l’agriculture togolaise un modèle moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale.

C'est dans cette perspective que durant 12 jours (du 9 au 20 décembre)  au Camp du futur sur le site de l’Ecole Nationale d’Instituteurs (ENI) de Kpélé, 1300 jeunes et femmes ont été formés. Une formation qui leur permettra de s’autonomiser et de s’engager dans la mise en œuvre de leurs projets au bénéfice de leurs communautés.

Cette initiative s’inscrit dans la vision gouvernementale de changer les paradigmes afin de bâtir une agriculture  plus ambitieuse, orientée vers l’accélération de la croissance, la compétitivité, la transformation, la modernisation progressive et plus d’ouverture vers les marchés.

"On a été très surpris d’abord par la mobilisation des coopératives et leur manière de défendre leur projet devant les jurys avec des PowerPoint, pour nous c’est la preuve que nos populations quand bien même qu’elles soient analphabètes en français ont des capacités, ont des possibilités et il faut savoir identifier en elles ces capacités et les réveiller, les stimuler pour qu’elles puissent contribuer au développement. Je suis très surpris de ce qu’on a pu avoir. Les prix ont été donnés et nous pensons que l’accompagnement sera également donné pour que ces projets-là aboutissent", a souligné Alain Capo-Chichi, président du Groupe CERCO et formateur au Camp du futur.

Grâce à cette formation, désormais les entrepreneurs sont orientés à prendre en main les innovations à apporter dans le domaine agricole pour changer l’état actuel du pays en une situation de création de richesses pour tous. Ceci dans le respect des principes et règles de la gouvernance d’entreprise et de la culture du civisme fiscal.

"Aujourd’hui, chaque coopérative a un prototype, un business plan, chaque coopérative a une page Facebook, tout un ensemble d’outil de communication à leur disposition pour pouvoir porter leurs projets elles-mêmes vis -à- vis d’autres partenaires puisque souvent c’est l’Etat seul qui est identifié comme partenaire. Autre chose, c’est l’accompagnement au niveau des institutions de financement comme le MIFA qui ont assisté ou présidé des jurys afin d’apporter leur appui en terme d’incubation ou de soutien financier" a ajouté M. Capo-Chichi.

La Rédaction
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