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14 mars 2020

Affaire COPEC-Solidarité : Vers la grève de tous les établissements financiers et banques du Togo

Joséphine Patassé
Le Syndicat des employés et cadre de banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) était jeudi, en Assemblée générale pour faire le point des 72 heures de grève à la COPEC-Solidarité et définir les conduites à tenir pour amener le Président du conseil d’administration (PCA) à rapporter sa décision de nomination d’un nouveau directeur général.
 
Cette Assemblée générale intervient 72 heures, après la grève du personnel de la COPEC-Solidarité pour dénoncer le licenciement abusif de Godomé Déwouna, directeur général de la Coopérative par le président du conseil d’administration, Gabriel Legba Mony pour « insubordination ».

Selon Joséphine Patassé, secrétaire général du SYNBANK, la situation actuelle de la COPEC-Solidarité est inquiétante parce que le PCA outrepasse ses prérogatives.

«La COPEC-Solidarité a aujourd’hui un président du Conseil d’administration qui est venu en mission commandée. Ces comportements et la plainte des coopérateurs ont amené la justice à sortir une ordonnance qui le limite dans ses fonctions. Il ne peut pas nommer ni renvoyer un directeur général, bref il y a un certain nombre de choses qu’il ne doit pas faire. Mais, il s’est levé le 27 février dernier pour licencier allègrement le directeur général pour insubordination.  Lorsque les employés veulent le rencontrer pour discuter des problèmes de la société, il leur demande des explications. Il se substitue carrément à la Direction générale alors que chacun a ses prérogatives » a-t-elle expliqué.

Pour une sortie de crise, le SYNBANK recommande au président du Conseil d’administration d’ouvrir des discussions avec les délégués du personnel.

« Nous sommes en route pour une grève générale de toutes les banques et les établissements financiers, si rien n’est fait dans le sens de la normalisation de la situation. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder ce que nos camarades ont pris des années pour construire, s’écrouler en quelques journées. C’est-à-dire voir un président du Conseil d’administration qui viole les textes de notre pays et les décisions de la justice. Si on le laisse continuer, il va penser qu’il peut tout faire et va se lever un matin pour licencier tout le personnel  », a menacé Mme Patassé.

Rappelons qu’un moratoire d’une semaine a été donné au Conseil d’administration (CA) de la COPEC-Solidarité pour se raviser.

Edem KOAMI
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