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30 mars 2020

Comment et pourquoi le PDRI-Mô a changé le quotidien des habitants de Mô


Le Togo se réjouit d’un premier bilan très satisfaisant  du  Projet de développement rural intégré de la plaine de Mô (PDRI-Mô). Lancé en janvier 2012, pour entre autres désenclaver la plaine de Mô -située à la frontière avec le Ghana, à l’ouest de la région Centrale-, réduire la pauvreté en milieu rural et améliorer l’accès aux services sociaux de base, le Projet a beaucoup impacté. Environ 700 emplois directs créés en 8 ans. De quoi permettre aux autorités nationales d’envisager une 2è phase du projet.
 
Le bilan des 8 du PDRI-Mô a été dressé par Koutera Bataka. Selon le ministre en charge de l’agriculture, le Projet a  permis  la création de 695 emplois directs englobant le personnel de l’unité de gestion du projet, les éleveurs, apiculteurs, artisans, réparateurs, la coopérative d’épargne et de crédit, les producteurs des semences améliorées etc. 

Aussi, plus de 2500  emplois indirects ont été créés  dont bénéficient  les employés des entreprises, les ONG, des bureaux d’études et de contrôle.
Grâce à ce projet, le taux de scolarisation a également augmenté. Au cours par exemple, de 10.065 d’élèves, l’effectif est passé à  11.542 soit une augmentation de 14,5%.

Sur un plan le PDRI-Mô, a réduit de trente-deux mille huit cent soixante-seize (32.876) à vingt-sept mille six cent seize (27.616) le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté, ce qui équivaut à une réduction de 14%. Le revenu moyen des ménages est passé à cent trente-six mille cinq cent quinze (136.515) contre cent dix-sept mille sept cent trente-six (117.736) francs CFA, soit une hausse de 16%. De surcroît, cent cinquante-trois (153) organisations professionnelles de base ont été rendues fonctionnelles et sont reconnues par l’État.

Les productions de riz et de maïs ont respectivement accru de 32% et 67% grâce aux techniques ainsi qu’aux technologies introduites par le projet pour améliorer davantage les rendements des cultures.

Les  actions sanitaires, médicales et zootechniques ont engendré une hausse d’environ 70% de la taille du cheptel par ménage. Précisément, le taux de fréquentation des dispensaires est passé de 35 à 48,9%, ce qui équivaut à une augmentation de 13,9%. Au niveau des infrastructures, 174 km de pistes réalisées fluidifient nettement la circulation des personnes et des biens entre les villages de la zone, des alentours et des centres urbains.

En matière d’accès aux ressources vitales de base, le PDRI-Mô a permis de réaliser et/ou réhabiliter cent trente-neuf (139) forages, deux (02) mini adductions d’eau potable à Djarkpanga et Tindjassi, 18 points d’eau autonomes équipés d’énergie solaire.

Selon les statistiques, le forage ou le poste d’eau autonome sert de principale source d’eau à 75,2% des ménages ; 5,7% s’approvisionnement à la borne-fontaine et 1,1% au puit moderne. Néanmoins, 17,2% des ménages continuent d’employer les marigots, rivières, barrages pour boire de l’eau.

Au vu de ces chiffres, le gouvernement prévoit une 2è étape du projet.  Elle consistera à un aménagement de 30 ha de bas- fonds et de 4500 ha de ZAAP, au  contrôle et la surveillance des travaux d’aménagement  et un appui- accompagnement des paysans pour la mise en valeur des Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP) ainsi qu’une acquisition des tracteurs et équipements agricoles.

Thierry AFFANOUKOE
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