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4 mars 2020

Togo : Avec le PDRI-MÔ, les productions du maïs et du riz en augmentation dans le Mô


Financé conjointement par la Banque Islamique de Développement (BID) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le Projet de Développement Rural Intégré de la Plaine de Mô (PDRI-MÔ) a été lancé en janvier 2012, par l’Etat togolais pour lutter contre la pauvreté.
 
Exécuté dans la préfecture de Mô, dans la région centrale, le projet prend en compte l’agriculture, le transport, la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau et l’environnement. Il vise à lutter contre la pauvreté à travers l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et des revenus agricoles dans des conditions de développement durable avec une attention particulière aux couches défavorisées.

Sa mise en œuvre a permis la création de 695 emplois directs (le personnel de l’UGP, de la COOPEC Plaine de Mô, de l’USP Kagnibara  et celui additionnel de l’Agence ICAT Plaine de Mô, les éleveurs, apiculteurs, artisanats réparateurs et les producteurs des semences améliorés formés, équipés, installés et suivis) et plus de 2500 emplois indirects (les employés des entreprises, des bureaux d’études et de contrôle et des ONG). Avec le PDRI-MÔ, le taux de fréquentation des enfants au cours primaire a augmenté de 14,5% faisant passer l’effectif 10065 (données de référence) à 11542 avec le projet.

Aussi a-t-il contribué à renforcer la structuration des organisations villageoises, afin d’engager à l’échelle communautaire un processus de développement local capable de stimuler l’initiative des populations rurales dans l’agriculture, l’élevage et la conservation des ressources naturelles.

Par ailleurs, le PDRI-MÔ participe à la promotion du développement agricole durable à travers la valorisation des potentialités offertes, l’amélioration des pratiques agricoles et la mise en place d’un environnement propice en matière de micro finance. En renforçant les infrastructures rurales moyennant le désenclavement physique de la zone, l’amélioration des conditions de vie et des marchés ruraux actuellement à l’état rudimentaire et développant les capacités institutionnelles, le PDRI-MÔ a permis à aux bénéficiaires de s’engager pour un développement intégré et participatif.

En effet, la mise en œuvre du PDRI-MÔ  a réduit de 14% le nombre de personnes vivants en dessous du seuil de pauvreté (27 616 hbts contre 32 876 hbts valeur de référence) et ce taux connaitra une augmentation avec l’achèvement des infrastructures et la mise en valeur des ZAAP. Il a augmenté le revenu moyen des ménages de 16% (136 515 F CFA contre 117 736 F CFA valeur de référence) et ce taux va connaître une amélioration avec l’aménagement et la mise en valeur des bas-fonds et des ZAAP.

De même, les productions de maïs et de riz ont accru respectivement de 55% et 72%. Ceci montre que les paquets technologiques introduits par le projet sont performants et permettent d’améliorer les rendements de toutes les cultures.

On note également la promotion des actions sanitaires et médicales et la promotion de quelques actions zootechniques, on enregistre des évolutions positives sur le cheptel dues à la diminution des cas de maladies sur les animaux. La taille du cheptel par ménage a augmenté d’au moins 70%.

Les productions du maïs et du riz en augmentation

Les rendements des productions du maïs et du riz ont augmenté respectivement de 67% et 32%. Ceci est tributaire à l’application des itinéraires techniques enseignés par la structure d’accompagnement qui est l’ICAT.

Avec les 174 km de pistes réalisées la circulation des personnes et des biens entre les villages de la zone d’une part et d’autre part entre les villages et les centres urbains qui constituent de gros marchés pour l’écoulement des productions agro-sylvo-pastorales, est largement facilitée.

Le PDRI-MÔ a également permis d’améliorer les conditions de vie de la population à travers un meilleur accès à l’eau potable avec 139 forages réalisés ou réhabilité, 02 mini-AEP réalisés qui alimentent  les agglomérations de Djarkpanga et de Tindjassi et 18 points  d’eau autonomes équipés d’énergie solaire.

Environ 75,2% des ménages ont comme principale source d’eau de boisson, le forage ou un poste d’eau autonome, 5,7% s’approvisionnent auprès des Borne- fontaine, 1,1% au puits moderne. Aussi, seulement 17,2% des ménages enquêtés continue de s’approvisionner en eau de boisson dans un plan d’eau (marigot, rivière, barrage).

Le taux de fréquentation des dispensaires est passé de 35 à 48,9%, soit une augmentation de 13,9.

Il faut souligner que toutes les activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre du PDRI-MÔ sont exécutées à 100%.

Comme perspectives, la recherche de financement pour la deuxième phase du projet pour : (i) la poursuite des Travaux d’aménagement de 30 ha de bas-fonds et de 4500 ha ZAAP, (ii) le contrôle et la surveillance des travaux d’aménagement, (iii) l’appui-accompagnement des paysans pour la mise en valeur des ZAAP (iv) et l’acquisition des tracteurs et équipements agricoles.

Elom KPOGLI (stagiaire)
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