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12 mars 2020

Togo : Gogué appelle les forces de sécurité à se replier et dénonce des manœuvres du pouvoir

Aimé Gogué
Avec le concours des députés, l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo sera levée vendredi à l’Assemblée nationale. Pour l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), il s’agit là des manœuvres du pouvoir de Lomé, visant l’arrestation du candidat de la dynamique Mgr Kpodzro. Le parti d’Aimé Gogué dénonce le plan d’incarcération de « celui à qui des togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020 ».
 
Selon ADDI, la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé Kodjo et l’encerclement de sa maison par les forces de sécurité sont des intimidations.

« ADDI dénonce vigoureusement ces intimidations et tentatives visant à arrêter et incarcérer celui à qui des togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020 », a dénoncé le Prof Aimé Gogué dans un communiqué diffusé jeudi.

Dans le même temps, le Prof Gogiue appelle les forces de l’ordre et de  sécurité à la retenue et demande que l’état de siège soit levé au domicile du Dr Gabriel Messan  Agbéyomé Kodjo.

Dans ce contexte de crise post-électorale déjà tendu, ADDI « demande aux membres de la commission spéciale chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, la sagesse et la modération, en ne prenant pas une décision sans avoir écouté au préalable, en toute liberté et objectivité, le concerné. La paix, la sécurité et le meilleur vivre ensemble dans ce pays sont à ce prix ».

Pour la stabilité du Togo le Prof Gogué lance un appel aux chefs traditionnels et chefs religieux à œuvrer pour le vivre ensemble sur la Terre de nos Aïeux.

Par ailleurs, le parti ADDI invite la Communauté internationale à œuvrer à « la pacification et à l’apaisement du climat politique et surtout son implication pour une résolution consensuelle de la crise post-électorale ».

Classé 4è au sortir du scrutin du 22 février dernier, ADDI exige toujours  l’audit d’un échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI.

Edem KOAMI
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