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20 avr. 2020

Comment accroitre le fort potentiel du secteur agricole togolais ?


Secteur à fort potentiel de développement, l’agriculture contribue à 40% au PIB (Produit Intérieur Brut) et emploie 60% de la population active. Toutefois, les difficultés de son financement n’en manquent pas. En cause, l’insuffisance des garanties et la situation précaire des paysans. Une situation qui emmène les autorités togolaises à rectifier le tir et à mobiliser les institutions financières, pour un meilleur accompagnement.
 
Au Togo, le secteur agricole représente un moteur, sinon le premier moteur de croissance, pour une contribution estimée aujourd’hui à plus de 40% au PIB, et emploie plus de 60% de la population active.

Ce secteur à fort potentiel, qui contribue à assurer l’autosuffisance alimentaire, peine malheureusement à accéder au financement bancaire, en raison de la faiblesse des garanties et de la gestion peu professionnelle du secteur.

Et selon la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), moins de 1% des financements bancaires y sont consacrés.

Et malgré ce faible accompagnement financier, les activités bancaires et celles des microfinances, n’ont cessé de croître.

Comment Y remédier ?

Pour remédier à ce faible intérêt, qui plombe le développement du secteur agricole, une campagne de mobilisation des institutions financières, est depuis engagée par le Ministère de l’Agriculture et celui du développement à la base.

Objectif visé par cet engagement, faire passer le financement bancaire au secteur agricole de moins de 1% à plus de 5%.

Pour Victoire Tomégah-Dogbé, Ministre du développement à la base, l’ambition est d’amener les institutions financières, à faire du secteur agricole, un secteur prioritaire à financer, pour accroitre sa contribution au développement du pays.

Dans la démarche, plusieurs initiatives avec l’appui du secteur privé et des partenaires au développement sont engagées.

Entre autres, des initiatives comme le portemonnaie électronique, l’Agri Pme, le Mécanisme d’Investissement et de Financement de l’Agriculture (MIFA) et plus récemment,  la mise en œuvre d’une bourse agricole et alimentaire.

De nobles initiatives dont l’objectif est de pallier aux faiblesses de financement du secteur  et d’accroitre son potentiel de développement.

Les difficultés

En effet, l’octroi de crédit, est basé sur des critères, tels que la situation financière de l’emprunteur, son niveau d’endettement, la rentabilité de son activité, etc. Bref, des éléments qui emmènent à une gestion formelle et professionnelle des activités.

Des informations et des compétences, que le paysan togolais aujourd’hui et malgré les initiatives çà et là, ne peut souvent justifier, puisque ne bénéficiant pas d’un réel statut de travailleur.

De même, de nombreuses banques, sont confrontées à une insuffisance de ressources, sur une durée longue, ce qui du coup, limite les possibilités d’octroi de crédits.

Un ensemble de difficultés, qui constituent un frein au développement du financement des entreprises agricoles, et donc, à la promotion de secteur agricole.

D’où l’idée des fonds de garantie pour amener les banques à accroitre le financement au secteur.

La nécessité d’accroitre les compétences du paysan togolais

En effet, il importe aujourd’hui, d’accroitre les compétences professionnelles des paysans, en vue de les rendre plus crédibles aux yeux des financiers.

Un rôle que tente de jouer le MIFA et quelques fois l’ICAT (Institut de Conseil et d’Appui Technique). 

Autre mesure engagée et qui pourra à terme, relever le défi, le projet d’implantation d’agropoles, qui prendra en compte, la formation, le financement et la valorisation du secteur agricole.

Ce projet qui bénéficie de l’appui financier et technique des partenaires comme la BAD (Banque Africaine de Développement), a pour objectif, de promouvoir le développement de l’agro-industrie pour mieux lutter contre faim et la pauvreté.

Caleb AKPONOU
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