Tél:+228 92 42 51 78
latest

26 mars 2020

Togo : Des mesures incitatives pour les jeunes qui s’intéressent à la culture du café-cacao


Avec une contribution de 5,5% au secteur agricole et 1,4 % au Produit Intérieur Brut (PIB), le café et le cacao pourraient davantage contribuer à la création de richesse du pays. Ceci, à condition que des ressources financières adéquates soient allouées et que la population active s’y intéresse.

Un constat du Programme d’appui au secteur agricole (PASA), qui note que des efforts substantiels sont engagés à tous les niveaux pour une relance du secteur.

Ainsi, des mesures excitatives pour amener les jeunes à s’intéresser à la culture, sont engagées à travers des mécanismes d’accompagnement tels que le MIFA (Mécanisme incitatif de financement agricole) et l’Agri-Pme, pour ne ce citer que ceux-là.

Aujourd’hui, deuxième et troisième produits d’exportation agricole après le coton, le café et le cacao, contribuent à environ 22% aux recettes d’exportation du pays, et n’emploie qu’environ 32.000 producteurs, sur une population active agricole de 60%.

Une amélioration qui contraste

En dépit de l’amélioration de la qualité des exportations du café-cacao, la saison 2018-2019, s’était soldée par un faible tonnage par rapport à la saison 2017-2018.

Selon Anselme Gouthon, Secrétaire général du CCFCC (comité de coordination des filières café et cacao),  le Togo n’a exporté que 4500 tonnes de café et 7200 tonnes de cacao, contre 6500 tonnes de café et 4400 tonnes de cacao en 2017-2018.

Toutefois, si le constat révèle une faible exportation, un élément positif est à retenir, c’est l’amélioration  des produits, passée de 26% de qualité supérieure à 40% pour le café, et de 51% à 78% pour le cacao.

Une amélioration due, à l’introduction de nouvelles variétés de plants et l’accentuation des sensibilisations sur les nouvelles techniques de productions.

Relever les défis d’une filière en panne

Pour la saison en cours (2019-2020), le Togo espère exporter 7000 tonnes de café et 6000 tonnes de cacao.

Dans cette logique et avec l’appui des partenaires, des boutures racinées de caféières et des cabosses de cacaoyers sont mises à la disposition des producteurs, avec pour objectif, de rétablir une filière en difficulté et d’amener les jeunes à s’intéresser à la culture.

Caleb AKPONOU
« PRECEDENT
SUIVANT »

Aucun commentaire