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2 avr. 2020

Vague de sanctions : La HAAC fait entorse à la liberté de presse, selon l’UPF-Togo

Loïc Lawson
La décision de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) portant suspension des journaux Liberté, L’Alternative et Fraternité passe mal à la section togolaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF-Togo). Pour l’UPF-Togo, cette vague de sanctions fait entorse à la liberté de la presse au Togo et porte atteinte au  droit  du citoyen à l’information.
 
En effet, le mois de mars 2020 a enregistré une vague de suspension de certains organes de presse par la HAAC. Trois journaux de la presse écrite ont écopé de lourdes sanctions au Togo.

D’une part,  L’ALTERNATIVE (pour deux mois) et le quotidien LIBERTE (pour deux semaines), suite à une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc VIZY. Et d’autre part FRATERNITE (pour deux mois), pour une publication connexe aux deux premières sanctions.

Pour la section togolaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF-Togo) présidée par Loïc Lawson, la sanction de l’autorité de régulation des médias fait entorse à la liberté de presse au Togo.

« L’UPF-Togo s’inquiète de la succession de ces sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyen  à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du Covid-19 », a écrit l’UPF-Togo, mercredi.

Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires, l’UPF croit qu’il est possible pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la HAAC par M. Vizy.

« Pour ce faire, l’UPF-Togo compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération. Aussi bien les membres de la HAAC que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles », a exhorté l’organisation.

Selon l’UPF-Togo, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. Et l’organisation y convie toutes les parties.

Elom KPOGLI (stagiaire) 
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