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28 mai 2020

2ème jour du webinaire : De la nécessité d'accroître le financement de l’économie réelle

Assih Mazamaesso
Stratégies et actions à promouvoir pour assurer une offre de financement appropriée aux acteurs de « l’économie réelle », c’est  autour de ce thème, que les panélistes du webinaire international, ont mûri le mercredi 27 mai 2020, les réflexions. Un panel acté à son deuxième jour, par l’intervention de Assih Mazamaesso, Secrétaire d’État près la présidence de la République chargée de la finance inclusive et du secteur informel.
 
En effet, la deuxième journée du webinaire international a porté sur les stratégies et actions à valoriser pour assurer une offre de financement appropriée aux acteurs de « l’économie réelle », en cette période de crise.
Ici, l’on indique par acteur de « l’économie réelle », la grande majorité des populations de l’Afrique subsaharienne composée des agriculteurs, des artisans et  promoteurs des PMI-PME.

Ces derniers, dont l’activité génératrice de revenu a été durement frappée par la pandémie de coronavirus.


Qu’en est-il de la contribution de la BCEAO ?

Prenant la parole, Oumar Talam Ly, Conseiller principal du gouverneur de la BCEAO, note que pour accompagner les acteurs, la Banque Centrale a dû initier plusieurs projets et programmes de soutien.

Ainsi pour réduire les impacts sur les pays, c’est environ 1500 milliards FCFA, que la Banque centrale  va injecter dans l’économie pour accompagner les populations.

Mieux, l’instauration des bons sociaux Covid-19, initiés par la Banque a permis aux Etats de la sous-région ouest africaine, de lever 1.672,6 milliards FCFA, pour répondre aux besoins immédiats de la pandémie.

D’autres initiatives à l’instar de la baisse tarifaire, la suspension des commissions, l’assouplissement des conditions d’ouverture des comptes mobiles pour ne citer que ceux-là, constituent également des mécanismes devant promouvoir les offres de financement.


Autres mécanismes à promouvoir

Partant du constat de l’interdépendance de tous les secteurs, Ismaïl Douiri, Directeur général d’Attijariwafa Bank, propose la nécessité de préserver les emplois existants et d’en créer de nouveaux.

Dans cette logique invite-il, à un repositionnement des pays, avec le ciblage et la priorisation des secteurs. Mieux propose-il, un recours aux financements extérieurs pour combler l’insuffisance des financements intérieurs.

Tout en exhortant les pays à renforcer l’intégration, il opte également pour un positionnement durable des pays subsahariens sur le transport car note-il, «  la vraie demande mondiale n’est pas encore en Afrique ».


Le Togo modèle de financement de l’économie réelle ? 

Si  au Togo les défis n’en demeurent pas moins dans  le financement de l’économie réelle, il est à noter que ces dernières années différentes initiatives engagées,  ont permis l’amélioration de l’inclusion financière.

Selon Assih Mazamaesso, Secrétaire d’Etat près la présidence de la République chargée de la finance inclusive et du secteur informel, le mécanisme d’inclusion financière initié par le Togo, a permis  de distribuer dans l’intervalle de six (6) ans, 91 milliards FCFA, à un (1) million de personnes.

Un geste certes louable, mais qui nécessité encore des efforts.


De la nécessité d’en faire davantage

Pour Mathieu Soglonou, Directeur Général de la Confédération des Institutions Financières de l’Afrique de l’Ouest (CIF), pour parvenir à relever le défi de financement qu’impose la Covid-19, les Systèmes Décentralisés Financiers (SDF), devront constamment améliorer leur niveau de capitalisation.

Mieux, ils devront perfectionner leur stratégie de communication, afin d’éviter de se rendre alarmistes auprès des clients.

Constatant que les SDF ne peuvent pas seuls financer l’économie des pays, il invite à faire recours aux finances risques.

Mieux propose-t-il comme Lionel Zinsou, Ex-premier Ministre du Bénin, de créer au niveau de chaque pays, un mécanisme de plaidoyer de financement du secteur privé et  secteur agricole, car ces deux domaines emploient plus de 60% de la population.


Caleb AKPONOU
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