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14 mai 2020

Covid-19 : Moïse AKAYA à l’œuvre pour les opérateurs économiques

Moïse Akaya
Seul port en eau profonde dans la sous-région Ouest africaine, le Port Autonome de Lomé (PAL) et ses différents départements  font face aux difficultés qu’impose la pandémie de Coronavirus. Mais des efforts et initiatives en cours, devront permettre d’assurer un meilleur accompagnement aux opérateurs économiques, rassure Moïse Akaya, Chef division de la Douane au port.

Avec la détection le 06 mars du premier cas de contamination de coronavirus, les autorités togolaises ont engagé diverses mesures visant à contrecarrer l’expansion de la pandémie.

Ainsi comme  tous les autres secteurs d’activités, le Port Autonome de Lomé tout en veillant au respect strict des mesures telles qu’initiées, poursuit ses activités comme l’indique son Chef division de la Douane.

«Les mesures barrières sont clairement édictées par le gouvernement à travers tous les communiqués qui sont prises et qui passent sur des chaînes. Parmi ces mesures barrières : le port des masques dans chaque entrée du port, la prise de température et la distanciation qu’il faut observer. On travaille également pour faire en sorte qu’il n’y ait pas trop d’attroupement» et « c’est comme si on avait anticipé sur les choses, comme si on était déjà préparé pour lutter contre le Covid-19. Donc du coup, à l’avènement du covid-19, tout ce qui a été engagé comme réformes, est comme une anticipation des autorités »

Mais  les mesures de restriction mise en œuvre à travers le monde et plus particulièrement  dans les  pays enclavés  de la sous-région ouest africaine,  principaux clients du Port Autonome de Lomé, a pour conséquence la baisse drastique des activités économiques sur la plateforme maritime togolaise.

A cela s’ajoute la lenteur dans le traitement des documentations et les pénalités encaissées par les opérateurs économiques.

Mais Moïse Akaya, rassure, « les autorités travaillent pour voir comment les opérateurs économiques pourront être soulagés par rapport aux frais de stationnement et aux surestaries. Actuellement, les doléances sont sur les bureaux de nos autorités qui ne vont pas tarder à donner des réponses appropriées ».

Ainsi note-t-il, quand à la question de dépotage, les recherches sont en cours pour trouver des solutions et dans de brefs délais.

« Nous avons dérogé à la réglementation douanière pour permettre que les marchandises qui sont en transits sur le régime yem8 par exemple, soient transférées dans les magasins à dédouanement, qu’elles soient dépotées là-bas, chargées et être mises en transit ; sinon normalement avant, il faut les dépoter là ou bien introduire une déclaration sommaire de transfert en Mad d’abord, mais si vous avez levé une déclaration de transit et que vous êtes confronté au problème d’espace pour le dépotage, on peut vous autoriser à sortir la marchandise du port et aller dans un site que vous avez vous-même négocié, et on vous suit, on fait le dépotage. Voilà les solutions qu’on a apportées pour soulager les gens ».

Toutefois, des idées en cours devront également permettre de trouver des solutions innovantes pour un meilleur accompagnement des opérateurs économiques.

Ces mesures devront permettre de leur alléger les taxes pénalités surtout en ce qui concerne les surestaries en cette période de covid-19.

« Les autorités travaillent également pour voir comment les opérateurs économiques pourront être soulagés par rapport aux frais de stationnement et aux surestaries (les surestaries, sont des pénalités qui sont infligés aux opérateurs économiques qui n’arrivent pas à sortir leurs marchandises dans les délais francs qui sont donnés».


Thierry AFFANOUKOE
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