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20 mai 2020

Secteur Halieutique : Les producteurs déplorent la baisse constante de captures


Le secteur halieutique qui emploie plus de 22.000 personnes et contribue à 1% au PIB national et 5% au PIB agricole, traverse ces derniers mois, une période de vache maigre.

Passé de la période d’abondance, le secteur halieutique note ces derniers mois une baisse de la production impactant du coup, les activités des 22.000 acteurs œuvrant dans le domaine.

Selon le témoignage de ce vieux pécheur qui ne vit que de la seule activité, « Aujourd’hui  la pêche rapporte de moins en moins. Rien n’est plus comme avant. On n’a plus de saison. Chaque jour on va à la pêche  dans l’espoir de trouver quelque  chose. Parfois avec un peu de chance, on revient avec beaucoup de  poissons. Certes on ne rentre jamais  bredouille mais la plupart du temps   on tourne à perte ; les prises sont loin de couvrir les frais d’exploitation ».

Une situation qui influe sur la rentabilité du secteur à tous les niveaux. 

Du coup, le secteur qui peine déjà à assurer l’autosuffisance en produits  halieutiques, devra également subir de plein fouet les affres des changements climatiques et les conséquences de l’étroitesse de la côte.

« Il y a un temps, nous avons pensé à un repos biologique. Mais  notre côte n’est pas assez large. Par conséquent, il n’y a pas d’espaces  pour permettre aux  poissons  de pondre  et  de faire éclore les œufs», déplore le vieil homme.


Des efforts pour assurer la mutation

Pour pallier à la difficulté, différentes mesures sont proposées et engagées pour faire revivre le secteur.

« Face à cette situation, nous avions proposé au gouvernement le dragage du lac  Togo  pour  qu’il y ait un contact entre les eaux du lac et celles de la mer. De cette façon, les poissons, à leur passage pourraient se retrouver dans le lac et revenir ensuite vers la côte. Cela nous éviterait d’aller pêcher loin du rivage. Certes, il y a une embouchure à Aného mais le contact n’est pas direct», estime le vieil homme.

Toutefois, il est aussi à noter, que depuis quelques années, le secteur connait de profondes mutations avec la construction d’un nouveau port de pêche à Gbétchogbé.

Financé à hauteur de 16,4 milliards FCFA, dont 15 milliards FCFA par le Japon, et 1,4 milliards FCFA par le Togo, l’infrastructure devrait permettre, une meilleure contribution du secteur, au développement économique du pays.


Caleb AKPONOU
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