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11 mai 2020

Togo: Des blessés dans le rang des manifestants à Doufelgou

Après une première manifestation jeudi dernier, pour réclamer  justice dans l’assassinat  du Colonel Madjoulba Bitala, la préfecture de Doufelgou a connu ce lundi, sa deuxième vague de  soulèvement, mais celle-ci, pour réclamer le corps sans vie, de celui qu’il convient d’appeler l’Ex-Chef Corps du 1er Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Malheureusement, les manifestants ont été réprimés à coup de gaz lacrymogènes et par des tirs à balle réelle. Bilan, plusieurs blessés dans le rang des manifestants.
 
Gonflées à bloc, les populations de Doufelgou, Koka, Tenega, Baga et Niamtougou, se sont soulevées ce lundi, pour réclamer le corps sans vie d’un des leurs, le Colonel Madjoulba Bitala, retrouvé assassiné  le 4 mai dans son bureau.


Et ceci, au moment où tous les camps étaient consignés.


En effet, si jusqu’ici et malgré les différents appels à justice, aucune déclaration officielle venant des autorités n’est à signaler, les populations déplorent le fait qu’on leur refuse tout accès au corps, toujours maintenu à la morgue.


Une situation incompréhensible, qui révolte les populations de Doufelgou et ses environs, qui malgré les interventions des ministres Koutera Bataka et Gilbert Bawara, n’ont pas suffi à calmer leur colère.


Pour Gerry Taama, natif du milieu et Député à l’Assemblée  Nationale, « dans notre tradition, quand une personne meurt assassiné, on ne laisse pas le corps à la morgue. Il y a des rites spéciaux à faire, et on l’enterre immédiatement ».
 

Il rappelle cependant que les populations ne réclament plus justice pour le crime commis sur le Colonel, mais son corps pour l’inhumation.


« Au point où nous sommes, nous ne réclamons même plus la justice. Simplement le corps du défunt pour son inhumation », a-t-il indiqué.


Caleb AKPONOU 
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