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18 juin 2020

Le Togo s’engage dans un reprofilage à long terme de sa dette

Sani Yaya, Ministre de l'Economie et des Finances
Le gouvernement togolais s’engage dans une stratégie de reprofilage à long terme de sa dette. Dans la logique est intervenue le 20 mai dernier, la signature d’un second accord de prêt portant sur un montant de 150 millions d’euros, soit environ 97 milliards FCFA. Ce nouvel emprunt sur le marché international de la dette, dont le décaissement a été effectué le mercredi 17 juin 2020, vient  témoigner de la confiance des investisseurs internationaux au Togo.
 
Depuis quelques années, le Togo s’est engagé dans l’assainissement de ses finances publiques.

Dans cette logique, le pays veut faire davantage en s’engageant dans une  stratégie visant le reprofilage à long terme de sa dette domestique.

Une démarche qui a reconduit le 20 mars dernier, le pays sur le marché financier international, pour un second emprunt portant sur un montant de 150 millions d’euros, soit environ 97 milliards FCFA.

La démarche qui a bénéficié d’une assurance à 100% de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) et de l’accompagnement de la Société Générale en tant qu’arrangeur, devra assurer une « meilleure condition financière de certaines dettes domestiques ».


Les avantages

Selon le Ministère de l’Economie et des Finances, la stratégie adoptée par le Togo, « se traduit par une réduction supplémentaire du service de sa dette de plus de 80 millions d’euros au cours des 3 prochaines années qui vient s’ajouter à celle de près de 50 millions d’euros de l’opération de décembre dernier ».

Mieux, les deux opérations engagées par le pays devront se traduire par la levée d’un fonds global de 250 millions d’euros, à des maturités de 10 ans. A terme, ils devront permettre au pays de « rembourser de manière anticipée des dettes domestiques commerciales à court terme portant intérêt à des taux compris entre 6,75% et 7,6% ».

Au niveau des avantages, les emprunts effectués par le Togo, traduit la qualité de crédit du pays en tant qu’emprunteur international.

Cependant, il permet au pays de dégager des marges de manœuvre budgétaire pour faire face à la crise qu’impose la pandémie de Coronavirus. Au FMI, il lui permet d’améliorer l’évaluation du risque de surendettement du pays.


Caleb AKPONOU
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