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10 juil. 2020

Togo: Ce qu’il faut pour fluidifier le passage aux péages



S’il ne vous est jamais arrivé de passer par les postes de péages routiers au moment où vous êtes pressés par le temps, alors vous êtes loin de comprendre. Caractérisés par de longues files d’entente aggravées par l’impatience des usagers pressés de vaquer à leurs occupations, nos postes de péages sont souvent transformés en un concert de klaxons. En cause, des pertes de temps liés aux bouchons et arrêts qui quelques fois, ne finissent pas trop durer. Mais tout compte fait, il s’agit d’une situation qui pourrait bien être évitée, si tous les usagers décidaient d’en faciliter la tâche aux uns et aux autres en prenant les mesures de précaution qui s’imposent.

Partout où il y a des voitures et des motos, il y a des bouchons et des embouteillages et cela ne saurait être le propre du Togo.

L’accroissement du trafic lié à l’urbanisation et la hausse constante des engins roulant aidant, difficile de soustraire le pays de ces difficultés, en dépit des efforts consentis dans le développement des infrastructures routières.

Mais cependant, c’est une situation qui se veut plus remarquable et plus récurrent au niveau des postes de péage, ou l’arrêt est donc obligatoire pour s’acquitter des frais de péage établis.

Pour cet agent de SAFER (Société autonome de financement de l’entretien routier) « les embouteillages et les files d’attentes interminables constatés aux péages, sont  liés au comportement des usagers qui se disent pressés mais ne nous facilitent pas la tâche pour les servir », ainsi déplore-t-il : « vous avez des usagers qui dans la file d’attente  sont là  à vociférer et à klaxonner parce qu’ils sont pressés mais arrivés à notre niveau, voilà ces mêmes personnes qui vous sortent un billet de 10.000 FCFA et vous oblige d’aller chercher la monnaie au moment où les autres sont dans la file en train de s’impatienter ».

Un comportement de nature à ne pas rendre fluide la circulation au niveau des postes de péage qui du coup, influe négativement sur le trafic commercial ainsi que sur les activités économiques de certains usagers, qui quelques fois, sont pressés par le temps de vaquer à d’importantes préoccupations.

« C’est le lieu donc de rappeler aux usagers de préparer les monnaies avant d’arriver au poste. Ces frais sont de 300 FCFA pour les véhicules légers, 400 FCFA pour les minibus, 1000 FCFA pour les autocars et 2000 FCFA pour les poids lourds», devrait rappeler cet agent de SAFER, qui pour l’occasion préfère garder l’anonymat.

Autre solution et pas des moindres que pourrait envisager la SAFER pour limiter les longs files d’entente interminables aux péages, sera de penser à mettre à disposition des usagers différents modes de payements, dont le mobil Money.

Une démarche qui devra donc permettre de fluidifier davantage le passage, et d’impacter positivement sur les activités économiques.

Le péage une obligation

Etant un droit que l’on doit s’acquitter pour franchir un passage, le péage peut s’appliquer aux personnes, aux véhicules ou aux marchandises transportées.

Dans le cas du transport routier, ce frais qui s’applique particulièrement aux véhicules et moyens de transport, permet donc d’entretenir les routes, de les réhabiliter et de construire de nouvelles infrastructures dans la mesure du possible.
Caleb AKPONOU   

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