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2 août 2020

Bénin : Pour sortir de la pauvreté, Reckya Madougou recommande la culture de la prospérité solidaire


Le 1er août 1960, fut l’aube d’une nouvelle espérance pour le Bénin. A l’occasion de la commémoration des soixante (60) ans de son indépendance, l’Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la justice, de la législation et des droits de l’Homme et Porte-parole du gouvernement, Reckya Madougou, a choisi de dresser l’état des lieux de la situation économique, sociale et politique qui prévaut au Bénin. Constatant qu’après soixante ans d’indépendance et en dépit des efforts consentis, le rêve de grandeur tant espéré pour son pays n’est pas encore au rendez-vous, elle appelle donc ses compatriotes à rectifier le tir, en changeant de paradigme.

Après une longue période de colonisation faite de frustrations, le rêve d’une indépendance coloniale s’est concrétisé pour le Bénin ainsi que 17 autres pays africains en 1960.

Revenant sur les soixante ans d’indépendance de son pays sur sa page Facebook, l’Experte en Finance Inclusive, Reckya Madougou, rappelle qu’« en accédant, le 1er août 1960 à l’indépendance, mon cher pays le Bénin rêvait de vivre  dans un véritable État de droit, avec une stabilité politique et démocratique, pour construire un avenir de choix ».

Sauf que soixante ans après, ce rêve de grandeur n’est pas encore au rendez-vous, et ce, parce que les idéaux pour relever les défis ne sont forcément pas à la hauteur des attentes d’une indépendance. 

Mais en dépit du bilan qui se veut non exhaustif, « en termes de progrès économiques balbutiants, de chantiers politiques en atermoiements, d’enjeux sociaux et sociétaux redoutables », Reckya Madougou, garde  cependant l’espoir d’un lendemain meilleur pour son pays. Un renouveau qui selon elle, ne pourrait être possible sans une vision claire, de prospectives susceptibles de gagner l’adhésion  et la  démarche inclusive et participative de tous.


Des défis persistants

Selon la promotrice de la Team RM, les défis persistent en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie des populations. En 2020, la Banque Mondiale a relevé à l’échelle nationale du Bénin, un taux de pauvreté de l’ordre de 38,2%, avec des départements comme Alibori, Atacora et le Couffo, qui frôlent 50% de taux de pauvreté.

Une situation de vulnérabilité exacerbée par la décision du Nigéria en août 2019, de fermer unilatéralement ses frontières, entrainant sur le coup, une décélération de l’activité économique passée à 6,4% contre 6,7% en 2018.


De la nécessité de rectifier le tir

Face à cette situation et pour rectifier le tir, l’Ancienne Ministre de la microfinance, de l’emploi des jeunes et des femmes qui invite ses compatriotes à changer de paradigme, prône davantage l’investissement dans le capital humain, gage d’un développement durable.

Pour elle, « il est plus que jamais impérieux d’investir dans le capital humain pour soutenir la recherche, l’innovation et l’inventivité. Car, la faiblesse de la performance des secteurs de l’éducation, de la santé et de la protection sociale est notable ». Et plus loin d’ajouter : « il reste à offrir à la population la liberté d’imaginer, de se projeter, de créer, de se réinventer au besoin, tout en lui offrant l’écosystème favorable à l’éclosion de son plein potentiel … Il est résolument temps de repenser la lutte contre la pauvreté comme plutôt une culture de la prospérité solidaire en revisitant les dispositifs de justice et d’urgences sociales. Les dividendes de la croissance économique gagnerait à être équitable », a-t-elle souligné.

Consciente que l’immensité du défi impose l’unicité d’action de tous les fils et filles du Bénin, l’Ex Ministre de Garde des Sceaux, invite tous les béninois à être « plus  forts dans l’unicité, chaque jour à la tâche », pour que triomphe le Bénin.


Caleb AKPONOU
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