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18 août 2020

Pégasus et Pétrolegate : Le CACIT exige du gouvernement la manifestation de la vérité


 

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), appelle le gouvernement à donner suite aux révélations relatives aux affaires « Pégasus » et « Pétrolegate ». La première, en référence aux enquêtes des journaux « Le Monde » et «The Guardian », sur l’espionnage des religieux, des acteurs de la société civile et des hommes politiques pour le compte du pouvoir de Lomé. Et la seconde, relative aux allégations portant sur le  détournement des milliards sur les commandes pétrolières au Togo.

 

Depuis quelques semaines, l’actualité togolaise est marquée par deux (2) affaires, dont l’une porte atteinte à la vie privée des citoyens et l’autre, relève d’un crime économique. Mais en dépit de l’ampleur et la tournure de ces affaires, le gouvernement garde le silence.

 

Dans un communiqué publié le mardi 18 août 2020, le CACIT invite donc le gouvernement à éclaircir l’opinion nationale, comme internationale sur les révélations faites par les journaux «  Le Monde » et « The Guardian ». Des révélations, qui concernent le « Pégasus », un logiciel espion de la Société israélienne NSO group, utilisé pour espionner les acteurs politiques et religieux pour le compte du pouvoir de Lomé.

 

Selon Ghislain Koffi Nyaku, Directeur exécutif du CACIT, « le respect de la vie privée est l’un des droits sacrosaints inscrits dans la loi fondamentale». Et de poursuivre : «Pour le législateur, même si des circonstances exceptionnelles peuvent amener les autorités à cibler certaines personnes pour leurs activités répréhensibles au regard de la loi, cette dérogation ne saurait amener à l’institutionnalisation des mesures visant à l’atteinte du droit à la vie privée de manière générale ».

 

Une loi appuyée par l’article 44 et l’article 28 alinéa 2 de la Constitution Togolaise, qui dispose que « tout citoyen a droit au respect de sa vie privée ». Et partant de ce constat qui pourrait faire croire à une violation des droits de l’homme, le CACIT exhorte donc,  les autorités à se prononcer sur lesdites allégations. « Les autorités doivent se prononcer sur lesdits allégations pour montrer à l’opinion nationale et internationale leur posture de garants d’institutions respectueuses des lois républicaines»,a-t-il exhorté.

 

Quid du pétrolegate

 

Au-delà de l’affaire « Pégasus », le CACIT invite également le gouvernement à se prononcer sur le scandale pétrolier  révélé par le journal  « L’Alternative », et dont l’affaire est toujours pendante devant les juridictions.

 

En effet, dans sa parution du 09 juin, le journal a donc fait cas d’un détournement d’environ 400 à 500 milliards FCFA, sur les commandes pétrolières du Togo. Un scandale qui impliquerait directement, l’ancien coordonnateur du Comité du Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP), le Sieur Fabrice Adjakly.

 

Et pour le CACIT, « au regard des conséquences négatives que la confirmation de ces révélations apporterait sur la bonne santé économique du pays et le pouvoir d’achat du consommateur togolais, le gouvernement doit donc s’impliquer pour que la lumière soit faite ».

 

Dans le sens, le collectif invite donc le gouvernement, à briser le silence en se prononçant sur les deux affaires, à prendre des dispositions pour la manifestation de la vérité dans les deux affaires et à rendre public les résultats des affaires relatives aux violations des droits de l’Homme survenues à Tsévié.

 

Au procureur, le CACIT l’invite à se saisir du dossier, punir les auteurs et donner suite aux dossiers transmis par HAPLUCIA sur la « CAN 2013 » et la « la route Lomé-Vogan ». Et à HAPLUCIA, de se saisir du dossier « Pétrolegate ».

 

En ce qui concerne la CNDH, elle est donc appelée à mener des enquêtes pour accompagner l’action publique. Aux acteurs de la société civile, ils donc invités à maintenir la veille citoyenne pour la manifestation de la vérité.

 

@gapola  

 

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