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15 août 2020

Togo: A Dodo Cosmetics, pas d’employé battu à mort


 

Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux, des informations faisant cas d’un employé de Dodo Cosmetics, battu à mort par les  forces de l’ordre et les agents de sécurité de la société. Une information non avérée selon la Direction du groupe, qui a donc décidé de donner sa version des faits.

 

Depuis le mardi 11 août 2020, circule des vidéos montrant l’image d’un homme, qui serait molesté à mort, par les forces de l’ordre, après avoir refusé de décharger une note de licenciement. 

 

Mais contrairement aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux, la Direction du groupe Dodo Cosmetics, qui dénonce une contre vérité, puisqu’il n’a jamais existé de mort, a donc décidé de donner sa version des faits. 

 

Que s’est-il réellement passé ?

 

Selon les responsables du groupe, l’ouvrier en question et qui est toujours en vie, est un employé sous un Contrat à Durée  Déterminée (CDD) de deux (2) ans, et dont le contrat, est arrivé à terme le 31 juillet dernier.

 

Et comme le stipule la loi, une notification lui a été adressée, pour lui signifier la fin de son contrat ainsi que le non renouvellement.

 

Mais prétextant ne pas comprendre le fond de la lettre, il a donc refusé la décharge, en demandant en lieu et place, que plus de temps lui soit accordé.


Mais durant tout ce temps, cet ouvrier qui n’est plus sous contrat, va continuer par faire irruption dans les ateliers, en dépit de toutes les dispositions, en faisant quelques fois des forcings, sur les agents de sécurité. 

 

Face à cette situation, « nous avons donc décidé de faire appel à un huissier. Mais malgré la présence de ce dernier, l’ouvrier en question va toujours refuser de décharger la notification. C’est ainsi qu’il a été ordonné aux agents de sécurités et forces de l’ordre qui sont des éléments en interne, de l’escorter hors des locaux. Mais ne voulant pas obtempérer, il a une fois encore  voulu échappé les agents de sécurité et les forces de l’ordre avant de trébucher. Alors, les ouvriers, qui de loin assistaient à la scène, vont donc sortis de leurs ateliers pour s’en prendre aux forces de l’ordre. Ces derniers, se sentant menacé, vont donc faire usage de lacrymogènes communément appelé (arme de 6ème catégorie), pour disperser la foule. Un gaz,  que le monsieur déjà à terre, a également inhalé. Mais évacué à l’infirmerie interne du groupe, il a donc repris connaissance après quelques minutes. Mais suite, aux débrayages orchestrés au niveau des autres employés, la direction a donc décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre ».

 

Que retenir ?

 

Ainsi de ce qui ressort des explications de la Direction, il est à noter qu’aucun employé n’est mort comme le susurre les réseaux sociaux. Mieux, les forces de l’ordre en question font partie de la Brigade interne du groupe depuis 2010. Il s'agit d'une équipe mis à la disposition de la zone franche par la Police nationale, la Douane et la Gendarmerie.

 

Une fermeture jusqu’à nouvel ordre

 

Au-delà, il a également été décidé au niveau de la direction, et ce, depuis mardi 11 août, la fermeture jusqu’à nouvel ordre de la société, suite aux débrayages des ouvriers.

 

Mais toutefois, il est à rappeler, qu’il s’agit de la seconde fermeture intervenue en moins d’un mois. La première, a été décidée le 30 juillet dernier, suite à une grève de trois (3) jours, qualifiée d’illégale par les employeurs, puisqu’elle avait été levée à l’Inspection du Travail, pour rentrer en négociation.

 

Caleb AKPONOU

 

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