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17 sept. 2020

Érosion côtière : Le Collectif des victimes exigent réparation de LCT




Déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à réparation du préjudice, le Collectif des victimes d’érosion côtière, continue de mettre la pression et de pointer du doigt le troisième quai, qui selon lui, s’est soldé par une érosion à grande échelle dont les riverains sont aujourd’hui victimes. En conférence de presse mercredi 16 septembre 2020, le Collectif qui exige de Lomé Container Terminal (LCT) un dédommagement des riverains, en tant poursuivre la lutte par tous les moyens légaux, pour que réparation soit faite selon les normes internationales en vigueur.


En effet, le Collectif des victimes de l’érosion côtière exige de LCT et des partenaires financiers du projet, un dédommagement des populations riveraines.


Selon le Collectif qui aujourd’hui regroupe plus de 3000 victimes, « nous ne demandons rien d’extraordinaire, nous demandons juste que les populations riveraines soient rétablies dans leur droit en fonction des normes internationales en vigueur».


Pour Edo Tonou, Porte-parole du Collectif, « ça  fait plusieurs années que nous essayons d’attirer les attentions,  que les villages situés à l’Est du Port en eau profonde (3ème quai), sont victimes d’érosion à grande échelle. Après enquête, nous avons pris contact avec la Banque Mondiale, un partenaire financier du projet. Mais aujourd’hui, nous sommes surpris de la sortie d’un rapport piloté par Mme Woédako et le Professeur Adjaho, qui démontre que le port à Container a eu des impacts sur les villages mais pas sur tous les villages. Ce qui nous surprend ». Une autre chose que nous déplorons poursuit le Porte-parole, « c’est que nous venons d’avoir l’échos que LCT envisageait de contribuer à la construction de faux puits à Agbodrafo, ce qui n’est pas logique pour nous. S’ils savent que leur projet a causé des dégâts, que la société respecte les critères de la Banque Mondiale, en faisant les études environnementales sur les 42Km telles qu’exigées par la Banque Mondiale, pour compenser les riverains ».


Un rapport qui ne fait pas l’unanimité


Selon Togbui Agbavi, Conseiller du Collectif, « nous avons été surpris qu’on fasse sortir un rapport qui dit que la construction du port a créé un dégât à Baguida et à Agbodrafo, mais n’a pas touché les autres villages. Ce qui n’est pas logique. Et comment cela pourrait être possible, puisque les autres villages qu’on dit non touchés par l’érosion sont situés dans l’intervalle des deux localités».


Pour les riverains, la construction du troisième quai, a fait d’eux des victimes de l’érosion côtière, avec à la clef, la destruction de leur bien. Donc la démarche devrait être de dédommager les populations et les reloger. « Aujourd’hui, nous demandons que les institutions financières partenaires puissent faire pression sur LCT afin qu’elle puisse régler les dommages causés  par les travaux».


Une étude environnementale controversée


Avant la construction du troisième quai, les études environnementales devront normalement se faire sur 42 Km d’après les règlements de la Banque Mondiale, ce qui n’a pas été le cas, selon le Collectif. « L’étude a juste été réalisée sur deux (2) km sur les tortues et les mangroves sans même associer les populations riveraines et leurs chefs. Aujourd’hui que le projet cause des problèmes, ils refusent d’assumer leur responsabilité. C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les ONG, à toutes personnes ressources, au gouvernement et à tous les avocats compétents à nous défendre ».


Rappelons qu’en tant que seul port en eau profonde de la sous-région ouest africaine, le port de Lomé, est le seul capable d’accueillir les navires de dernière génération.


Caleb AKPONOU

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