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22 sept. 2020

Togo : Au nom de Coronavirus, les populations d’Adjengré brimées




Devenu l’un des plus grands foyers de propagation de la pandémie à Coronavirus, Adjengré, localité située dans la préfecture de Sotouboua est sous bouclage depuis le 25 août 2020. Mais depuis quelques jours, les populations qui se disent frustrées par des décentes musclées des médecins accompagnés des gendarmes dans les familles suspectes, créant un état de psychose dans les villages, appellent à revoir la stratégie.


Le village d’Adjengré tout comme les villes de Sokodé et Tchamba, devenus épicentres de la propagation de la pandémie à Coronavirus, sont depuis quelques semaines mis sous bouclage et surveillés afin d’endiguer la propagation de la Covid-19.


Mais depuis quelques jours, les populations plus particulièrement celles d’Adjengré, localité située dans la préfecture de Sotouboua au nord du Togo, notent que les descentes des médecins accompagnés des gendarmes armés, dans les familles suspectes, occasionnent des psychoses dans le village.


Pour cet habitant de la ville d’Adjengré, « les médecins ayant détecté un cas positif dans notre maison, sont arrivés chez nous pour une première fois accompagnés de quatre (4) gendarmes pour le test. Une seconde fois, ils sont encore revenus faire un autre test accompagnés deux (2) autres gendarmes toujours armés. Et quand ils viennent comme ça, c’est tout le quartier qui est au rendez-vous pour assister à la déportation des gens pour les lieux de quarantaine. Et le mal de tout cela, c’est que ceux qui sont même négatifs aux tests sont totalement exclus par le village. Personne ne veut nous voir, vous assister, ni vous vendre à manger jusqu’aux petits enfants de la maison. Une situation, qui renforce davantage la vulnérabilité des familles déjà fragilisées par la précarité».


Dans une autre maison, où la femme a été testée positive au coronavirus, le mari et les enfants négatifs après des tests de confirmation, la situation est peu plus délicate.


« Après qu’on ait testé ma femme positive, on m’a demandé de passer également faire mon test ce que j’ai fait et qui s’est révélé négatif. Une seconde fois, ils m’ont encore demandé de repasser pour le même test j’ai accepté. J’ai fait le même test cinq (5) fois de suite, ce qui s’est toujours révélé négatif. La 6ème fois, quand ils m’ont appelé au téléphone d’aller encore faire le test, j’ai répondu que ma femme est depuis en quarantaine que je dois faire à manger aux enfants, c’est le docteur qui a débarqué chez moi accompagné d’un gendarme armé pour m’emmener de force à aller faire le même test pour la sixième fois ».


Ainsi déplore-t-il, « je ne peux pas tous le temps continué par faire le même test. C’est quelque chose qui fait très mal et vous monte sur la tête. Quand on me fait le test, je peux passer deux jours sans dormir parce que ça  déclenche le rhume avec les maux de tête. Nous demandons juste qu’ils réorganisent les choses pour nous faciliter la vie ».


Rappelons que ces derniers jours, les cas de contamination et de décès ne font qu’augmenter au Togo. Actuellement le pays est à 1669 cas confirmés dont 354 cas actifs et 1274 cas guéris et 41 décès.


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