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8 sept. 2020

Togo : Au nom du Pardon, le Mouvement Conscience Mandela plaide la libération des détenus politiques

Kpatcha Gnassingbe


Dans une lettre ouverte, le Mouvement Conscience Mandela (MCM) invite le Président de la République togolaise, Faure Gnassingbé, à tourner un regard vers les détenus politiques, en ordonnant leur libération, pour que le pays puisse à nouveau s’engager sur la voie de l’Unité nationale, et la Cohésion sociale.


Le Mouvement Conscience Mandela dans une lettre en date du 06 septembre 2020, a invité le Président de la République à plus de clémence pour la libération des détenus politiques. Une libération qui selon lui, devra amener le pays à « s’engager dans un pari de l’histoire des hommes et des révolutions avec une foi prête à soulever les montagnes de la haine ».


En effet note-t-il, pour cause d’atteinte contre la sûreté de l’État ou encore de contestation électorale, plusieurs personnes à l’instar de Kpatcha Gnassingbe, Abi Atti, Tchaa Kokou Dontema, et bien d’autres prisonniers politiques restent toujours détenus à la Prison civile de Lomé et celle de l’intérieur du pays. Une situation difficile pour ces derniers, qui depuis nombre d’années croupissent dans ces prisons, et dans des conditions épouvantables.


Aujourd’hui, à l’heure où le respect des Droits humains et les libertés fondamentales sont devenues une priorité pour plus d’un, il revient à chaque pays d’agir pour susciter le changement. Ceci permettra sur le long terme comme l’évoque l’objectif du Mouvement Conscience Mandela, « de contribuer efficacement à l’émergence du Togo et des peuples africains sur les plans démocratiques, d’État de droit ainsi que sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales ».


Le Togo serait-il en situation de violation des droits de l’homme ? 


Le droit à la vie, à la sécurité, à la dignité, à la liberté d’expression, à l’égalité, ou encore à une justice équitable, sont là quelques recommandations de la Communauté internationale pour garantir un droit commun à toutes et à tous. Il s’agit d’un droit, qui s’impose à tous les États selon l’ONU, et protège tous les êtres humains contre toutes discriminations. Et comme le souligne le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, lors de la Journée internationale Nelson Mandela, célébrée le 18 juillet 2020, «Il ne devrait pas y avoir des prisonniers d’opinion au 21ème siècle ». Et surtout que la sauvegarde des droits proclamés est en soi un défi pour la paix, il revient à chaque citoyen d’évoluer dans un espace de liberté, et dans des conditions d’égalité.


Selon le Mouvement Conscience Mandela, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, déclarait le 3 juillet 2012, lors de la réception du Premier volume du rapport de la Commission Justice Vérité et Réconciliation (CVJR), que c’est dans la pratique des valeurs axées sur la justice, vérité et réconciliation, que l’enracinement de la culture de la paix et du dialogue dans nos cœurs, nos esprits et notre raison sera effective. Une déclaration partagée par le mouvement et qui devra emmener les autorités à agir pour ainsi contribuer à l’émergence du Togo.


Préserver l’unité nationale


L’Unité nationale passe aussi par la réconciliation nationale et la préservation des acquis de paix selon plusieurs sources. Un chemin ardu et difficile selon le Président de la République mais demeure, selon lui, la seule voie à l’atteinte de cet objectif.


À cet effet note Joseph Komlan Akpossogna, « la réconciliation sincère des filles et des fils du Togo est seule gage de l’instauration d’une paix durable dans le cadre d’une société démocratique et prospère où il fait bon vivre ».


Dans cette logique et en ligne avec le rapport de la CVJR, le mouvement invite le Président de la République à libérer ces détenues politiques afin que tous ensemble qu’on puisse construire le pays dans « la paix, le pardon, la liberté, l’égalité et la justice ».


Emanuel Kokou

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