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15 sept. 2020

Togo : La Fondation Hussein Metairek en campagne de collecte de sang pour le CNTS




La Fondation Hussein Metairek procède depuis le 14 septembre 2020, et ce, pour cinq (5) jours à une campagne de collecte de sang au bénéfice du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Objectif, répondre au défi de pénurie de sang au Togo surtout en cette période de pandémie de Covid-19. Un geste généreux auquel se sont joints, de nombreux bénévoles dont l’unique but est de sauver des vies humaines.


Après avoir mobilisé les élèves de Baguida pour la cause, la Fondation Hussein Metairek se place pour une seconde fois aux côtés du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), pour participer à une campagne de collecte de sang.


Selon Laurène Kouassi, Directrice exécutive de la Fondation, «la collecte de sang est indispensable et très importante en raison de la situation de crise sanitaire que connaît le monde entier. Il est donc judicieux que la Fondation puisse apporter son aide et sa contribution aux collectes de sang pour sauver des vies».


Avec pour objectif d’atteindre au minimum 500 poches de sang, la Fondation s’estime déjà rassurante puisqu’à deux jours du démarrage de la campagne, le nombre de poches enregistré est de 219, selon Tete Sena Yao, le chef Unité IEC/Collecte.


Pour ce dernier, « le CNTS a eu à collecter 219 poches de sang grâce à quelques gadgets que la Fondation a mis à la disposition des donneurs pour mieux respecter les mesures d’hygiène à la Covid-19, surtout que le monde en général est dans une période où le port de masque et l’usage du gel hydro-alcoolique sont vraiment indispensables ».



En effet, le don de sang étant un acte volontaire, les donneurs s’estiment heureux de pouvoir remplir cette mission surtout que le thème « Je donne mon sang, je sauve des vies humaines » retenue par la Fondation, répond exactement à leurs attentes.


Selon Agbo Massan Valentine, donneuse depuis 2016, le don de sang permet de sauver des vies, et même si elle n’est pas docteure affirme-t-elle « le fait de voir ma sœur au moment de l’accouchement en manque de sang m’a poussé à faire régulièrement mon don de sang sinon, je ne sais pas ce qui pourrais se passer et je ne voudrais même pas l’imaginer ».


Pour Lamany Abdou-Chakour également donneur, «je pars du principe selon laquelle sauver une vie, c’est comme sauver la planète toute entière. Donc moi depuis que j’ai commencé le don, je ne l’ai plus arrêté ». Et même s’il n’a jamais vécu une situation pareille comme les autres, le fait de voir un enfant décédé à cause du manque de sang, ainsi que les réactions  vu de gauche à droite le motive beaucoup plus à donner du sang pour ainsi contribuer du mieux possible à sauver des vies.


Processus du sang avant usage


Contrairement à ce que pense nombre de personnes, le sang une fois prélevé n’est jamais transfusé directement à un patient. Il suit un parcours extrêmement balisé en quatre étapes qui le conduit en toute sécurité du donneur au receveur.


Selon Amou Wiyao Kokou, Ingénieur des travaux biologiques et Surveillant général du CNTS, « avant le don un code barre est attribué à chaque don pour garantir sa traçabilité. Après s’en suit la préparation pour le scinder en trois composantes notamment les plaquettes, le plasma et les globules blancs ». De plus, le sang du donneur contenu dans les tubes fait l’objet d’analyses notamment la virologie, la sérologie, l’immunologie et l’hémoglobine, et en cas d’anomalies, les produits sont automatiquement détruits. Ainsi, en Immuno-hémato, c’est le test de groupage qui est fait, selon le surveillant du CNTS.


En sérologie, ajoute-t-il, il est recherché le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C, de la syphilis et le VIH qui est le virus du sida. « Les poches de sang déclarés positifs suivent automatiquement un processus de destruction, par le canal d’un incinérateur, sous la supervision d’un agent chargé de l’hygiène et de sécurité » a-t-il rappelé.


Des faux résultats


Le don de sang est un geste irremplaçable et vital. Mais la garantie de la sécurité des produits sanguins est d’une grande importance. C’est pourquoi il est vivement recommandé aux donneurs de répondre avec sincérité aux questions du médecin, ou de l'infirmier, le cas échéant,  lors de la consultation pré-don.


En effet, selon plusieurs sources, malgré toutes les précautions prises, lors des analyses certains virus restent indétectables quelques jours après une contamination, c’est le cas du virus du Sida et des hépatites. C’est l’une des raisons pour laquelle le Centre National de Transfusion Sanguine a opté pour les réactifs sensibles et non spécifiques. Selon l’ingénieur des Travaux biologiques, « lors des analyses si on trouve  ce qui ressemble à peu près au germe qu’on cherche, le centre préfère détruire les poches que d’envoyer du sang douté à un patient ». Aussi ajoute-t-il, « on ne prend aucun risque, déjà que nous utilisons des réactifs sensibles et non spécifiques, il arrive qu’on met des gens en quarantaine le temps de vérifier et de refaire des tests spécifiques à l’institut National d’Hygiène. Mais même si le test est à nouveau négatif, ces personnes ne reviennent plus, pour plus des raisons de  sécurité ».


Les défis


Suite aux différentes sollicitations, le CNTS a besoin selon ces responsables de 75.000 poches de sang chaque année. Aujourd’hui, alors qu’ils sont à un taux de couverture de 64 %, bon nombre de défis sont à relever pour atteindre une couverture avoisinant les 100 %. La Fondation Hussein Meiterek, qui participe beaucoup plus au bien-être social, notamment dans le domaine de la santé, l’éducation, l’environnement et l’accès à l’eau potable, compte pérenniser cette action. Car selon la Directrice exécutive, « le sang est un élément vital qu’il faut à tout prix préserver ».


Emanuel AKAKPO

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