Tél:+228 92 42 51 78
latest

7 nov. 2020

Covid-19 : A quand la fin de la pandémie ?



L’année 2020 se voit marquer par la pandémie du coronavirus, une crise sanitaire
mondiale. Outre le nombre élevé des pertes en vies humaines enregistrées, cette crise a également occasionnée de très lourdes conséquences économiques, ceci en raison des mesures de confinement, la fermeture des frontières et bien d’autres. La planète entière apprend à vivre avec cette nouvelle maladie avec des mesures plus ou moins strictes. Mais une question est toujours d’actualité. A quand la fin de la pandémie ? Et à quoi doit-on s’attendre en 2021 ?


Aujourd’hui, c’est très difficile à la Communauté scientifique de se prononcer sur la pandémie du coronavirus. Dix mois après l’apparition de cette maladie en Chine, il existe encore beaucoup de choses que l’on ignore du virus. Parmi les points à éclaircir, se trouvent les modes de transmission, les mutations potentielles, l’immunité et les corrélats de protection. Les médecins pour leur part avancent une hypothèse de seconde vague. De nouvelles mesures de couvre-feu sont annoncées un peu partout en Europe, surtout dans les zones en état d’urgence sanitaire. L’immunologue français, Jean François Delfraissy déclarait qu’il faut apprendre à vivre avec ce virus, car selon ce dernier, « l’après-Covid-19 est encore loin ».


Dans cette période, les pays sont donc tenus de gérer la pandémie au mieux et d’en contrôler la propagation. Les essais cliniques toujours en cours sur les potentiels vaccins devraient retarder le démarrage d’une éventuelle vaccination de masse contre la pandémie. Margaret Haris, Porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclarait en septembre, « il est peu probable de s’attendre à une vaccination généralisée avant le milieu de l’année 2021 ». Mais à l’allure où vont les choses, l’on peut s’attendre à un début de solution.


Lors d’un webinaire organisé par le Forum de Reportage sur la crise sanitaire mondiale, Frédérick Keck, Philosophe, Anthropologue et Directeur de Recherche au laboratoire d’anthropologie Sociale en France, déclare, « on peut avoir un vaccin d’ici 2021, c’est la touche optimiste. Les essais cliniques vont assez vite et pour l’instant, ils sont positifs. Les Etats pourront acheter ce vaccin, l’OMS pour sa part pourrait le mettre à disposition d’un grand nombre d’Etats et on peut espérer qu’au milieu de l’année 2021, ou plutôt en septembre la vaccination commence ».


Mais pourrait-on créer un vaccin dans l’urgence sans sacrifier sa sécurité ? La question mérite d’être posée. Et pour le Philosophe et Anthropologue, « certes, il pourra y avoir des problèmes sur les effets secondaires, sur l’acceptabilité des vaccins auprès des populations, mais cela réduira considérablement le virus sur les populations ».


En effet, quelques mois ont suffi au coronavirus pour toucher chaque partie du monde. De la Chine en Italie en passant par presque tous les pays d’Europe et les Etats Unis, le virus a tout ravagé sur son passage. Et aujourd’hui, la menace d’une deuxième vague de contamination plane un peu partout. La preuve, plusieurs indicateurs montrent malheureusement un rebond de l’épidémie. En France par exemple, elle n’est plus une surprise, mais une hypothèse. Car selon l’Anthropologue, Fréderick Keck, « ce virus a des dimensions saisonnières, même s’il se transmet quand les températures sont élevées comme dans les pays tropicaux. Il était prévisible qu’il y ait une seconde vague en France. On peut tout à fait imaginer une troisième vague au printemps ».


Aussi, pour faute d’une politique massive de test et de traçage des cas dès le début de l’épidémie, le confinement reste pour l’heure nécessaire pour contenir la maladie. Cette mesure radicale selon plusieurs analystes permet de reprendre le contrôle de la crise sanitaire. Pour Fréderick Keck, « le confinement est une mesure brutale et coûteuse. Il se présente quand on a trop laissé le virus circulé comme ce fut le cas dans les pays européens et américains. Les pays asiatiques ont réussi à contenir la pandémie au tout début par des politiques très restrictives de liberté individuelle. Les pays africains, on peut supposer que l’exposition répétée à plusieurs maladies respiratoires fait que l’effet du virus a été moins grave que dans les pays plus vieillissants et aussi plus protégé comme l’Europe et les Etats-Unis ».


Notons que la crise sanitaire mondiale, exerce une très grande pression sur les scientifiques aujourd’hui. Certes, la science qui est l’incarnation de la vérité absolue dans notre imaginaire ne propose pas de traitement ou de vaccin jusqu’à ce jour, mais pour le philosophe, « on a toutes les raisons d’espérer qu’au printemps ou à l’été 2021, le vaccin sera disponible ».


Emanuel AKAKPO

E-Mail : thierryaffanoukoe@gmail.com

Tél : (00228) 92 42 51 78 / 97 85 10 60 : Pour vos reportages, annonces et publicités, contacter le service commercial de vote site Gapola.  

« PRECEDENT
SUIVANT »

Aucun commentaire