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20 nov. 2020

Exploitation de calcaire: SCANTOGO ne se reproche rien

Jean Adolehoume


Depuis 2009, SCANTOGO a obtenu un permis d’exploitation à très grande échelle du gisement de calcaire de Tabligbo auprès des autorités togolaises. Sauf que depuis quelques années et avec une exploitation rentrée dans sa phase active en 2014, des problèmes d’incompréhensions de baux opposent la société à certains propriétaires terriens et collectivités. Et pour situer l’opinion, le Groupe s’est expliqué jeudi 19 novembre 2020, devant la presse à Sika-Kondi à Tabligbo.


En effet, après l’autorisation d’exploitation de l’Etat togolais, l’opérateur minier avant toute exploitation, est tenu d’effectuer des études environnementales et procéder à l’indemnisation des collectivités et propriétaires terriens de l’espace. Et SCANTOGO, n’a pas dérogé à la règle.


Pour commencer son exploitation de calcaire, qui s’étend sur une distance d’environ 14,2Km, soit un espace de 300 hectares, la société a dû dans un premier temps, acheter un domaine de 32 hectares auprès des collectivités et propriétaires terriens pour la construction de l’usine d’exploitation.


Ainsi après l’achat, SCANTOGO a relogé les propriétaires en leur achetant 32 autres hectares ailleurs.


Le bail, la source de discorde


Outre les terrains achetés, d’autres domaines ont fait objet de bail. Dans ce cadre, le loyer des baux est fixé par l’Etat et après exploitation, la société rétrocède le terrain aux propriétaires.


Selon les Responsables de SCANTOGO, dans le cadre de la location, les propriétaires terriens ont mis en place un Comité devant les représenter au cours des discussions, puisque le bail prenait en compte les biens et tout ce qui se trouvait sur les parcelles pour une durée de cinq (5) ans.


Mais très rapidement, l’occasion sera pour certains propriétaires, d’organiser des fraudes pour pouvoir rentrer en possession des indemnisations excessives.


« Il s’est fait que sur environ 300 hectares à louer, le total des frais à payer faisait plus d’un milliard FCFA, ce qui n’était pas possible. Et réunion après réunion, le Comité va donc accepter qu’on procède sur le terrain au comptage des plants y compris les petits poussés afin de pouvoir indemniser chacun à sa juste valeur. Et cela n’a pas été du goût des fraudeurs. Et contrairement à ce qui se raconte, SCANTOGO n’a jamais été condamnée à verser une somme à aucun propriétaire et qu’elle a refusé d’honorer. En exemple, le sieur Dr Fogan, dont le PV a circulé dans les journaux pour la première fois, a été payé à hauteur de 60 millions FCFA », a expliqué Laurent Amévi Gnamakou, Responsable juridique de HEIDELBERG CEMENT GROUP.


Sur d’autres domaines, «  vous allez sur un terrain de 1 hectare, Plus de 100 à 150 personnes se présentent comme étant les cultivateurs du terrain. Et quand on fait le ratio, on trouve que des gens ne cultivent même pas 40 m2 alors  que la location est fixée à 5 FCFA, le m2 par l’Etat », a-t-il poursuivi.


Le cas du sieur Koudaya


Pour les Responsables de la société SCANTOGO MINE SA, le problème avec le sieur Koudaya a commencé depuis Tabligbo. Au départ, « nous l’avons assigné au Tribunal correctionnel parce qu’il a frauduleusement agit. Parce qu’il est impossible que quelqu’un puisse déclarer qu’il a planté plus de 14 000 unités de teck sur moins de deux (2) hectares. Mais nous avons dû abandonner le dossier compte tenu des diverses médiations ».

 

Mais en dépit de tout, c’est lui et 51 autres personnes, qui sont partis en référé assigné le Groupe pour mauvais dédommagement.


Autres problèmes


Autres problèmes et pas des moindres soulevés par la société, concerne des propriétaires terriens qui après avoir baillé leur domaine pour une durée de cinq (5) ans et encaissés les indemnisations, continuent de cultiver sur le domaine.


Pis, quand arrive le moment pour la société à exploiter l’espace, ils demandent de nouvelles indemnisations du fait qu’ils aient de nouveaux plants sur le terrain. Et c’est le cas « des lots 331 appartenant à la collectivité Sika ».


En outre, pour le lot 300 également objet de discorde, « au départ nous avons 300 personnes qui se sont présentées comme des exploitants, mais aujourd’hui, ils sont plus de 600 personnes à se revendiquer la même espace », occasionnant des difficultés à gérer.


Selon Jean Adolehoume, Directeur administratif, certains propriétaires terriens abusent des largesses de la Direction générale du Groupe avant d’ajouter que « les comptages des biens vont se faire dorénavant en saison sèche et avec des drones ».


Rappelons que SCANTOGO MINES SA est une filiale de SCANMEN INTERNATIONAL, membre de HEIDELBERG CEMENT.


Thierry AFFANOUKOE

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