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3 févr. 2021

Togo: Le Partenariat public-privé propulse les acteurs agricoles



L’amélioration du bien-être est au cœur de la politique gouvernementale togolaise. En témoigne les différents projets sociaux qui se déroulent dans le pays. Mieux, le Plan national de développement (PND) réserve une part de 65% pour les investissements privés avec un accent mis sur le Partenariat public-privé (PPP). Aujourd’hui, des secteurs font les choux gras de cette stratégie bénéfique notamment l’agriculture qui fournit 20% des recettes d’exportation.


Pour mener à bien le PND, l’Etat a créé Togo Invest dont l’objectif est de nouer des partenariats public-privé sur de grands projets à travers des investissements stratégiques. Ces partenariats permettent d’enregistrer des résultats reluisants dans le secteur agricole qui représente 40% du PIB.


Des Togolais plus autonomes


Sur le plan national, grâce à la promotion de l’investissement privé, des jeunes entrepreneurs se sont rués vers la filière ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, le fonio, les légumes, avec l’implantation de nouvelles usines de transformation de produits agroalimentaires. Il y a par exemple l’usine de transformation du soja en huile de Sokodé dont la construction a coûté 193 millions de francs CFA et celle de Jus Délice SA, implantée à Tsévié et financée à 02 milliards. Le dévouement des entrepreneurs a permis au pays d’occuper la première place dans la sous-région et le deuxième rang en Afrique en matière d’exportation de produits bio vers l’Europe.


Au plan international, le couronnement des réformes opérées pour promouvoir les investissements privés étrangers au Togo a été la privatisation de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) dont 51% du capital social a été concédé à la société singapourienne Olam. Cette privatisation a son sens dans la mesure où elle rendra plus productive l’industrie textile du Togo. De fait, ces retombées enregistrées sont le fruit des réformes intervenues pour faciliter les partenariats public-privé.


Quelles sont ces réformes ?


Il y a la transformation du Mécanisme incitatif de financement agricole fondée sur le partage de risques (Mifa) en société anonyme, un an après sa création. Il a mobilisé 14 milliards de francs CFA auprès des établissements financiers nationaux et internationaux. Cette somme a profité à 144 000 acteurs agricoles dont 123 000 producteurs, le tout couronné par la création de 162 678 emplois directs et indirects. En 2020, 26 milliards de francs CFA ont été mobilisés sur les 50 milliards prévus, malgré les impacts socioéconomiques provoqués par la pandémie de coronavirus.


De surcroît, il y a la réduction significative du coût d’acquisition des intrants agricoles ; l’exonération des taxes et droits fiscaux sur les équipements et matériels agricoles ; l’élaboration de la carte de fertilité des sols ; la création des pôles de développement économique régionaux à travers les projets de désenclavement des zones rurales à fort potentiel agricole. Ces réformes ont été confortées par celles opérées pour améliorer le climat des affaires comme les mesures prises pour faciliter la création d’entreprises ; l’exécution des contrats ; le nouveau code des investissements, la sécurisation des investissements à travers des dispositions réglementaires prises dans le domaine judicaire ; l’obtention de prêt et la dématérialisation des opérations douanières à l’importation et à l’exportation.


Edem KOAMI

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