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31 déc. 2020

Togo : Qu’est-ce qui justifie le réajustement des contributions aux péages ?



 

Incontournable dans le développement économique de tous pays, les infrastructures routières et leurs entretiens sont d’une importance capitale. Et pour faire face à ces besoins de plus en plus croissants, le Gouvernement togolais a décidé d’un réajustement des contributions des usagers en y intégrant, les engins à deux (2) roues et les tricycles. Si la mesure a dû susciter des remous au sein de la population, elle se veut être justifiée par certaines urgences et paramètres dont il faudra tenir compte.

 

Depuis pratiquement une décennie, le Togo s’est engagé dans le développement de ses infrastructures en particulier, celles routières. Et rien que sur la décennie 2010-2020, le pays a dû investir plus de 1 500 milliards FCFA, dans la construction des routes.

 

Des initiatives qui ont pour retombée directe, un regain des activités économiques couplé d’une croissance, qui durant des années, a été maintenue à 5% avant d’être revue à la baisse compte tenu de la situation de la pandémie du Covid-19.

 

Engagé à poursuivre ces efforts d’amélioration et de développement des infrastructures routières dans son plan quinquennal (2020-2025), le Gouvernement compte aussi capitaliser sur la mobilisation des ressources internes pour y arriver.

 

Et pour le nouveau quinquennat, l’engagement est tout autre puisqu’il sera question de la construction de nouvelles infrastructures routières de taille.  Les chantiers déjà ouverts pour certains, à l’instar des travaux de réhabilitation et d’élargissement de la Nationale N°5 (Lomé-Kpalimé), en sont les preuves.

 

En ce qui concerne les zones rurales et agricoles, une politique de désenclavement avec à la clé, l’aménagement et la réhabilitation de 4000 Km de pistes rurales sont en vue.

 

Trouver les ressources adéquates

 

Les ressources internes pour l’entretien, la réhabilitation et la construction  des infrastructures routières, sont mobilisées par la Société Autonome des Financements des Infrastructures routières (SAFER), qui a la gestion des postes de péage. Mais les chiffres fournis par le Gouvernement, révèlent que l’entretien régulier des routes revêtues et non revêtues, s’élèvent à 30 milliards FCFA, contre une moyenne de ressources mobilisées de 17 milliards FCFA, soit un déficit de 13 milliards FCFA.

 

Pis, il se révèle qu’avec la pandémie du Covid-19, qui a frappé de plein fouet l’économie mondiale y compris togolaise, les ressources pour faire face au développement des infrastructures routières et continuer par promouvoir un développement plus inclusif, semblent être limitées.

 

Face à ces difficultés qui contrastent avec la nécessité de poursuivre le développement à travers les infrastructures routières, le Gouvernement a donc dû annoncer en décembre 2020, un réajustement des contributions au péage en y intégrant les tricycles et les engins à deux (2) roues.

 

Et depuis quelques semaines, la mesure rentrée en vigueur, fixe les nouveaux tarifs des droits d’usage aux postes de péages à 200 FCFA pour les tricycles, 500 FCFA pour les véhicules légers, 1000 FCFA pour les minibus, 2000 FCFA pour les autocars, 3000 F pour les camions et 4000 F pour les poids lourds.

 

Bref, le nouveau réajustement, intervient pour permettre à la SAFER, la société en charge du financement de l’entretien routier, de pouvoir pleinement jouer son rôle, qui en retour, ne profite qu’aux populations et particulièrement, aux usagers de la route.

 

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