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9 mars 2021

Faure Gnassingbé : "Le Mali a besoin de la communauté internationale et la communauté internationale a besoin du Mali"

Faure Gnassingbé


La 2è réunion du Groupe de Soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) s’est terminée lundi à Lomé sur une note de satisfaction. La rencontre de Lomé a permis aux participants de constater des avancées enregistrées depuis la réunion inaugurale du GST le 30 novembre 2020. Aussi, a-t-elle été une occasion pour les acteurs impliqués dans la résolution de la crise malienne de décider de nouvelles mesures pour la réussite de la transition. A l’ouverture des discussions, le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a indiqué qu’il n’y a pas d’autres choix que d’aider le Mali à réussir sa transition.


« Nous n’avons d’autres choix que d’aider les Maliens à réussir cette transition. La réussite de cette période de transition n’est plus une option mais plutôt un impératif », a déclaré le président togolais dans son discours de lancement de la 2è réunion du GST.


Pour Faure Gnassingbé, le Togo ne peut pas et ne doit pas faire le choix de l’indifférence face aux défis de la sous-région.


« Le peuple malien a besoin de notre solidarité active dans sa marche vers le retour de l’ordre national et de la paix. Le Mali a besoin de la communauté internationale et la communauté internationale a besoin du Mali », a-t-il  ajouté.


Plusieurs officiels étrangers ont pris part à ces travaux.  Entre autres Jean-Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint aux Opérations de paix des Nations Unies, Mahamat Saleh Annadif, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en charge de la MINISMA (Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali), Sabri Boukadoum, le Chef de la diplomatie algérienne, Smail Chergui, Commissaire à la Paix et la Sécurité (UA).


Après 6 mois, un exploit retentissant a été réalisé


A l’heure du bilan des 6 mois de la mise en place du GST-Mali, les acteurs se réjouissent de la dissolution du Comité de salut du peuple, un groupe composé des putschistes, de l’adoption du plan d’action du Gouvernement de transition et de la feuille de route des actions prioritaires du Mali, et du lancement du processus électorale.


Le bilan, c’est aussi l’organisation le 10 février dernier d’une rencontre d’échanges avec la classe politique malienne par le Premier ministre de la transition.


« Pour ma part, je peux vous dire que la transition avance et le Gouvernement prend la résolution ferme de réussir cette phase cruciale dans la vie du Mali », s’est félicité Tieman Coulibaly, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale du Mali.


Des nouvelles mesures prises


Pour consolider ces acquis, la rencontre de Lomé a décidé de dissoudre la Commission électorale indépendante, en raison de terme du mandat des membres et la mise en place d’un nouvel organe de préparation et d’organisation de l’élection de 2022.


Au plan social, les participants ont lancé un appel pour la création d’un cadre de dialogue face aux grèves répétées dans le pays. Ils ont convié le Gouvernement a organisé une conférence sociale à laquelle prendront part tous les acteurs de la société malienne.


Le  GST-Mali a été mis en place suite au changement de régime intervenu le 18 août 2020. Il aborde les questions concernant les priorités de la Transition relatives aux réformes politiques, économiques et de développement et défis sécuritaires. Aussi travaille-t-il à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et celles liées à la mobilisation du soutien international pour accompagner la Transition.


Thierry AFFANOUKOE

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